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Clément Poitrenaud (Toulouse): "La photo, un truc qui me fait du bien…"

Poitrenaud: "La photo, un truc qui me fait du bien…"
Par Rugbyrama

Le 05/03/2015 à 12:03Mis à jour Le 05/03/2015 à 12:11

Passionné de photographie, l’arrière (ou centre) du Stade toulousain s’est longuement confié à Rugbyrama pour expliquer la génèse et les raisons de cette passion alors que six de ses clichés seront exposés au Conseil Général du Tarn à partir du 6 mars, dans le cadre de la première édition du Festival "Rugb’images".

Clément, racontez-nous comment vous est venue cette passion pour la photo.

Clément POITRENAUD: Assez naturellement, je n’ai pas eu à me forcer en tout cas (il rigole). En fait, j’ai regretté de revenir de certains voyages à l’étranger sans image et sans pouvoir me remémorer ces bons moments. J’ai commencé à immortaliser tout ça en 2009 après un trip en Amérique du Sud, au Brésil et en Argentine. C’est là que tout a commencé (il sourit).

Et en 2010, vous exposez vos premiers clichés…

C.P: Oui, à l’occasion d’un festival de photo amateur qui a lieu à Toulouse (le MAP, ndlr). J’ai vraiment décidé de m’y mettre sérieusement à l’issue de cette expérience d’ailleurs. Il s'agissait de photos sur mes partenaires du Stade toulousain. Sur les coulisses, un peu extra-terrain, car c’est ce que je recherche surtout, plus que des photos de match. Au début les joueurs étaient un peu curieux, ils ne savaient pas que j’aimais ça et c’est toujours un peu particulier d’introduire un appareil photo dans un endroit aussi intime qu’un vestiaire. Puis ils se sont habitués et n’y ont plus fait attention. Cela s’était bien passé. Ce sont d’ailleurs six de ces photos qui seront exposées dans le cadre de "Rugb’images". Ce sont mes toutes premières photos, j’étais au tout début de ma formation (sourires). Ce sont des clichés que j’aime bien. C’est sympa de les voir vivre encore aujourd’hui…

Continuez-vous à photographier le vestiaire toulousain ?

C.P: Non, c’est plus difficile. J’en fais quelques-unes de temps en temps mais on est concentré à fond sur le rugby. Il y a des périodes plus propices que d’autres et ce n’est pas le moment de se disperser.

" Je suis parti au Cambodge pour faire des photos dans une ONG"

Comment cultivez-vous cette passion au quotidien?

C.P: C’est très variable. Cela dépend de mes disponibilités et de mon emploi du temps. Pour être très honnête, je n’ai pas vraiment le temps de faire de la photo au quotidien. Entre les entraînements et les matchs, c’est compliqué. Le rugby reste ma priorité. Je fais plus de photos pendant mes vacances. J’oriente ainsi pas mal de mes voyages en fonction de ça. La semaine de vacance que nous avons eue en Février, par exemple, je suis parti au Cambodge pour faire des photos dans une ONG.

L'une des photos de Clément Poitrenaud présentées lors de l'exposition "Masculin/Féminin, regards croisés sur le rugby"

L'une des photos de Clément Poitrenaud présentées lors de l'exposition "Masculin/Féminin, regards croisés sur le rugby"Other Agency

Vous êtes un autodidacte?

C.P: Non, j’ai pris quelques cours au tout début. Surtout au niveau de la technique. Maintenant, je passe pas mal de temps sur les blogs et je lis beaucoup de bouquins là-dessus aussi. C’est un truc qui me fait du bien, qui me permet de décompresser en pensant à autre chose. Je crois que c’est important, quand on fait du sport de haut-niveau, d’avoir quelque chose qui vous permette de vous échapper un peu.

Quel type de photos vous attire particulièrement?

C.P: Je me suis rapidement orienté vers la photographie de rue car c’est assez formateur. Au fur et à mesure, je me suis intéressé au photojournalisme, au photoreportage et à la photographie documentaire. C’est vraiment ce qui me plaît même si je n’ai pas vraiment le temps de préparer des reportages ou des sujets (il rigole). J’essaie de toucher un peu à tout: un peu de studio, un peu de portraits aussi…

Pensez-vous en faire votre métier après votre carrière sportive?

C.P: Franchement, c’est difficile à dire. C’est un métier "passion" qui peut parfois être précaire. Je ne sais pas ce qu’il en sera mais ce qui est sûr, c’est que je continuerai à faire de la photo pour le plaisir.

Photo de Joël Espié extraite de l'exposition "Masculin/Féminin, regards croisés sur le rugby"

Photo de Joël Espié extraite de l'exposition "Masculin/Féminin, regards croisés sur le rugby"Other Agency

" Vincent Inigo et Jean-Jo Marmouyet sont bien partis pour une carrière de photographe après le rugby"

Durant ce Festival, vous allez également être jury. Avez-vous déjà rempli cette fonction?

C.P: Non, mais cela a été une expérience sympathique (il sourit). Il y a un concours qui a été lancé, un pour les professionnels et un pour les amateurs ("Les Yeux du Stade"). Ce sont des photos sur le rugby, le jeu surtout. On s’est déjà réuni il y a quelques semaines pour faire une première sélection. On va se réunir à nouveau pour déterminer les gagnants et choisir les photos qui seront exposées durant le festival.

Partagez-vous cette passion avec certains coéquipiers ou avec d’autres sportifs?

C.P: J’en discute souvent avec Vincent Inigo et Jean-Jo Marmouyet notamment. Ils ont fait une formation quand ils étaient ensembles à Bayonne et ils m’ont l’air bien partis pour se lancer dans une carrière de photographe après le rugby. Jean-Jo va également organiser un festival de photographie à Bayonne, en juin. C’est sympa…

Propos recueillis par Julien CARRERE

Une des photos de de Florence At de l'exposition "Masculin/Féminin, regards croisés sur le rugby"

Une des photos de de Florence At de l'exposition "Masculin/Féminin, regards croisés sur le rugby"Other Agency

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