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Top 14 - Biarritz: Le difficile chantier de la reconstruction

Biarritz: Le difficile chantier de la reconstruction

Le 29/01/2014 à 13:49

Le secret d’une saison réussie réside souvent dans la capacité d’un club à l’avoir préparé au plus tôt. Le meilleur exemple en date reste celui d’Oyonnax. À la faveur d’un parcours sans faute en Pro D2, le club de l’Ain a su se préparer très tôt à la montée en Top 14. À l’inverse, comment se prépare-t-on à une éventuelle descente en Pro D2 ?

"Je ne sais pas, répond Didier Faugeron l’entraîneur du Biarritz Olympique. Pour l’instant ce n’est pas de mon devoir, ce n’est pas dans mes prérogatives et on ne me l’a pas demandé. Aujourd’hui je regarde simplement ce qu’il est possible de faire pour rester en Top 14." La mission de Didier Faugeron reste donc de sauver le BOPB en Top 14 à l’issue de cette saison 2013-2014, qui marquera aussi le terme de son contrat avec le club basque. Pour son avenir à Biarritz, le technicien est dans l’inconnu. Il en est au même stade qu’une bonne partie des nombreux joueurs en fin de contrat avec le club en juin 2014. "J’ai déjà rencontré six joueurs la semaine dernière, et on va profiter de la semaine de repos pour en voir d’autres ces jours-ci", déclarait samedi au quotidien Sud-Ouest Serge Blanco.

Peyrelongue reste, selon Blanco

Cas le plus urgent à régler, celui de Julien Peyrelongue convoité par l’US Dax (Pro D2) pour remplacer dans l’urgence le demi d’ouverture sud-africain, Jacques Louis Potgieter. Ce dernier a disputé son dernier match avec l’USD ce week-end avant un retour en Afrique du Sud pour des raisons familiales. Julien Peyrelongue avait une proposition de contrat pour terminer la saison dans les Landes, plus deux ans. Le Biarritz Olympique n’a visiblement pas voulu se séparer si vite du dernier représentant de la génération du titre de champion de France de 2002. "J’en ai parlé avec lui, on ne peut pas se permettre de le laisser partir", indiquait au sujet du joueur Serge Blanco. Si Julien Peyrelongue doit aller à Dax ce sera seulement pour le début de la saison prochaine.

Le BO n’est pas sûr de son avenir sportif, car il n’a pas encore accepté l’idée de la Pro D2. Cette envie honorable de lutter jusqu'au bout n’est en revanche pas la situation idéale lorsqu’on doit dans le même temps construire l’avenir. Pas de projet clair, pas de staff sportif déclaré, une situation financière équilibrée à la dernière minute en fin d’année 2013: le profil actuel du club n’est à ce jour pas attrayant. Difficile d’attirer des joueurs, difficile aussi de retenir ceux de l’effectif actuel, cibles privilégiées des agents recruteurs.

11 joueurs dans l'inconnu

Pour l’ailier gallois Brew le retour au pays à Newport est acté. Le talonneur Genevois est annoncé à Perpignan. Gomez Kodela, Barcella, Broster, Dubarry, Harinordoquy, M. Lund, Lesgourgues, Traille, Ngwenya, Baby et Couet Lannes sont en fin de contrat. La grande majorité est sollicitée par des clubs du Top 14 ou du championnat anglais. Quid ensuite des anciens comme Erik Lund (34 ans) et Iain Balshaw (34 ans), également en fin de contrat? Le deuxième ligne norvégien est encore solide comme le prouvent les vingt matchs disputés cette saison. Il a le profil pour rester au Pays Basque, même en Pro D2. L’arrière anglais n’a en revanche pas joué la moindre rencontre cette saison en raison d’une lésion au cartilage du genou droit. Le joueur a recommencé à courir il y a trois semaines et espère "rejouer avant la fin de la saison." Pour l’avenir, il indiquait lundi sur son compte Twitter que la balle était dans le camp du club : "ce n’est pas moi qui décide, il faut demander au BOPB."

Cette semaine, aucun dirigeant du club n’a souhaité répondre à nos sollicitations. Quoiqu’il en soit, à trois mois de la fin du championnat, le chantier de la reconstruction du BO reste énorme avec un staff sportif à définir et près d’une quinzaine de joueurs à trouver. Pro D2 ou Top 14, le club basque démarre déjà le prochain exercice avec du retard.

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