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Julien Tomas (Castres): "Je ne pars pas à cause de la concurrence avec Kockott"

Tomas: "Je ne pars pas à cause de la concurrence avec Kockott"
Par Rugbyrama

Le 23/05/2014 à 17:50Mis à jour Le 23/05/2014 à 18:09

En manque de temps de jeu, Julien Tomas quittera le Castres olympique pour le Stade français à la fin de la saison. L’ancien Montpelliérain n’en garde pas moins un comportement exemplaire.

Hors du groupe pour le match de barrage à Clermont et pour la demi-finale contre Montpellier, c’est à nouveau en tribunes que Julien Tomas devrait assister à la finale du Top 14 entre le Castres olympique et le RC Toulon. Débarqué dans le Tarn l’été dernier pour anticiper un départ de Rory Kockott, l’ancien international (3 sélections) a vu son horizon s’obscurcir au fil de la saison après la prolongation du demi de mêlée sud-africain. Treize apparitions, neuf titularisations pour 585 minutes de jeu disputées en championnat, le bilan de l’ancien Montpelliérain sous le maillot castrais reste bien maigre, loin des attentes du joueur. "Je ne pars pas de Castres à cause de la concurrence avec Kockott, ce n’est pas ça, clarifie Tomas. Il y a de la concurrence dans tous les clubs. C’est juste que la situation sportive n’était plus la même. Il faut savoir prendre d’autres directions et des initiatives pour continuer à avancer. C’est ce que j’ai fait en signant au Stade français. C’est la vie d’un sportif professionnel".

En retrait depuis l’annonce officielle de son départ pour le club de la capitale en fin de saison, Julien Tomas n’en demeure pas moins investi auprès de l’équipe. "J’ai quand même participé à la saison. Je m’entends très bien avec le groupe. Tout le monde est impliqué jusqu’à la finale. Personne n’est mis hors groupe. Je m’implique et j’essaye d’apporter tout ce que je peux à l’équipe". "Julien à un comportement plus qu’exemplaire. Lors des séances d’entraînement, il anime l’équipe qui ne jouera pas le week-end mais il le fait super bien avec une grande conscience professionnelle. Il ne tire pas du tout l’équipe vers le bas. Il encourage ses partenaires, il reste positif et ne fait absolument pas la tête. C’est très important pour le groupe. C’est le genre de détails qui compte. On ne peut que saluer son professionnalisme dans un moment qui ne doit pas être facile pour lui", confirme le manager du CO, Matthias Rolland.

Tomas: "Je n’ai vraiment pas de rancœur"

Et n’allez pas parler de mauvais choix ni de rancune à l’ancien Montpelliérain qui avoue, malgré sa situation, vivre une sacrée saison. "Il y a une ambiance extraordinaire dans le groupe. Ça fait longtemps que je n’ai pas ressenti ce genre d’émotions. Ça m’a fait du bien de quitter Montpellier. Ça m’a remis en danger. Cela m’a entièrement relancé, m’a redonné le goût du travail et m’a fait énormément de bien à la tête. Je n’ai vraiment pas de rancœur". Pas de rancune certes mais quand même quelques regrets, surtout en ce moment. "Quand on voit le tempérament du groupe, on a forcément envie d’en faire partie. On souhaite être sur le terrain et tout donner mais il faut respecter les choix", avoue l’intéressé.

Loin de considérer sa venue à Castres comme un échec, Julien Tomas entend bien aider au maximum ses partenaires pour terminer sa courte parenthèse tarnaise sur une bonne note. "Il y a un groupe vraiment très fort à Castres. Ça m’a impressionné quand je suis arrivé ici, poursuit l’ancien Héraultais. Tout le monde est logé à la même enseigne que ce soit les internationaux ou ceux qui n’ont pas beaucoup de temps de jeu. Tout le monde a envie de s’amuser ensemble et tous les joueurs répondent présents quand il y a des festivités. Il y a vraiment une bonne bande de potes ici. Ça m’a donné envie de travailler encore plus pour les autres. J’ai envie de tout donner pour mes coéquipiers". Bel exemple…

Julien Tomas - castres bordeaux-bègles - 3 janvier 2014

Julien Tomas - castres bordeaux-bègles - 3 janvier 2014Icon Sport

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