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Clermont-Perpignan (présentation) - Usap: Se battre puis espérer…

Perpignan: Se battre puis espérer…

Le 02/05/2014 à 15:45

Certes, c’est le match de la "muerte" par excellence, mais il reste un mince espoir auquel joueurs et entraîneurs de Perpignan veulent s’accrocher. Un siècle de rugby catalan est suspendu dans le vide…  

Perpignan aura toujours été maître de son destin et Perpignan n’aura jamais été en position de relégable: ça c’était avant le passage de l’ouragan toulonnais… L’Usap se retrouve donc dans la pire des positions au plus mauvais moment de la saison, sans possibilité de se reprendre derrière. La mission est simple: faire un résultat à Clermont et espérer que Bayonne et Oyonnax s'oublient. Dur et même injuste diront certains mais contrairement à leurs concurrents directs, les Catalans ne sont jamais parvenus à faire basculer le destin. La dernière occasion pour le faire, c’est samedi à Clermont, invaincu depuis 76 matchs à Marcel-Michelin. On mesure alors l’ampleur de la tâche.

Les "Jaunards" en temps normal, c’est déjà copieux. Mais samedi, le contexte sera autrement plus ardu et ce pour trois raisons: panser les plaies de Twickenham, assurer un match de barrage à domicile et offrir à Vern Cotter la sortie qu’il mérite. Mais à l’Usap, on préfère ne pas s’attarder sur l’adversaire ni sur ce qu’il représente pour se concentrer sur le défi. "Très franchement l’adversaire c’est anecdotique. Est-ce que Clermont est fragilisé après la défaite en Coupe d’Europe ? Je ne sais pas. De toutes façons depuis plusieurs années, Clermont a la possibilité d’aligner différentes équipes", note Marc Delpoux. Alors que reste-t-il pour espérer ? Se raccrocher à l’espoir que les hommes vont tous au même moment jouer le meilleur match de leur saison. "Depuis plusieurs semaines le comportement et l’état d’esprit des joueurs sont irréprochables mais le calendrier ne nous est pas favorable sur la fin de saison", regrette le manager.

Marty: "La révolte ne suffira pas"

On peut reprocher aux joueurs un manque d’efficacité certain dans les temps forts, une forme de naïveté même mais cette équipe, avec ses armes du moment, s’accroche à l’espoir de se maintenir en Top 14. "La crainte de descendre ça fait un moment qu’on l’a et ça ne nous a pas fait gagner des matchs donc il faut plus que ça, assure David Marty. Contre Toulon, on avait la peur au ventre et on n’a pas gagné. Face à des équipes comme ça il faut plus, la révolte ça ne suffira pas. Mais nous avons les armes pour rivaliser si on parvient à coller au score mais si on prend des essais trop facilement comme contre Toulon, ce n’est pas la peine d’y aller". 

Pour y être ils y seront les Catalans mais dans quel état d’esprit ? "On doit aller jusqu’au bout de ce qu’on peut maîtriser, détaille Patrick Arlettaz. Après la déception de Barcelone on s’est remis au boulot avec toute l’honnêteté qu’on peut avoir quand on est sur un terrain de rugby. Nous avons une toute petite chance donc jouons-la. En concertation avec les joueurs on a mis un plan de jeu en place et le groupe a adhéré donc on répète tout ce qu’on veut mettre en place depuis une semaine". En 2009, en finale du Top 14 face à Clermont, l’Usap jouait un des matchs les plus importants de son histoire… Rebelote cinq ans plus tard mais si l’adversaire est le même, l’issue pourrait être bien moins glorieuse. A moins que les joueurs ne fassent bégayer l’histoire…

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