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10e journée Top 14, Stade toulousain-RCT (13-12): Toulouse d'un souffle

Toulouse d'un souffle
Par Rugbyrama

Le 26/10/2013 à 16:48Mis à jour Le 27/10/2013 à 00:05

Longtemps bousculés par les Toulonnais à Ernest-Wallon, les Toulousains ont finalement renversé le score avant de résister au retour du RCT (13-12).

Pour la première fois de la saison, le Stade toulousain a été poussé dans ses derniers retranchements pour glaner un nouveau succès à Ernest-Wallon. Dans la lancée de l’exploit réalisé la semaine dernière à Wembley contre les Saracens (16-17), les hommes de Guy Novès ont épinglé dans la douleur le champion d’Europe (13-12), dans une rencontre des plus prenante et riche en rebondissements. Menés 12-0 à la pause, ils ont su trouver les ressources morales pour renverser la vapeur dans un deuxième acte quasi irrespirable. Plus encore qu’une victoire de prestige, ce succès leur permet de prendre seuls les commandes du Top 14, pour la première fois de la saison.

Et il en fallait des ressources pour revenir de l’enfer après une première période ratée. Orphelins de Luke McAlister, blessé, et contre le vent, les champions de France 2012 semblaient bien incapables de varier le jeu et de concrétiser leurs occasions au pied. Sous les feux de la rampe, Jean-Pascal Barraque ne parvenait pas à faire oublier le Neo-Zélandais. Des difficultés que ne connaissait pas Frédéric Michalak (10e,19e, 23e, 30e), bien plus à l’aise dans des habits de buteur laissés libres par Jonny Wilkinson.

Wilkinson rate les balles de match

Au terme d’une seconde période vierge en points pour le RCT, qui voyait les hommes de Guy Novès lancés dans une course folle et renverser la vapeur grâce à un essai de Vermaak à dix minutes de la fin de la partie, l’ouvreur anglais avait pourtant l’occasion de se muer une nouvelle fois dans son rôle préféré, celui de la gâchette assassine. Mais l’arme du gaucher était enraillée ce samedi. Deux pénalités à côté (74e, 78e), et un drop manqué dans les ultimes secondes…autant d’occasions de tuer le match, et de récompenser les efforts varois, envolées.

Le public toulousain, habitué aux grands spectacles à Ernest-Wallon ces derniers temps, a vu moins d’envolées que d’habitude. La qualité des deux défenses n’y est évidemment pas étrangère. Mais il devrait facilement pardonner à ses protégés cette absence d'orgie d’essais bimensuelle, lui qui les a vu s’employer comme jamais cette saison pour aller chercher une victoire aussi précieuse sur le plan comptable que pour le moral des troupes. La page de l’écrasante défaite à Nantes il y a cinq mois en demi-finale du précédent championnat (24-9) peut enfin se tourner pour le club haut-garonnais.

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