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Le Racing a été patient

Le Racing s'est montré patient
Par Rugbyrama

Le 25/11/2011 à 23:10

Contrés durant une mi-temps par des Biarrots accrocheurs, le Racing a su attendre le bon moment pour accélérer et décrocher une victoire bonifiée qui rattrape les déboires européens (28-9). Les hommes de Berbizier enfoncent des Basques remaniés mais qui n'ont pas été récompensés de leurs efforts.

Cinq minutes. Le Racing-Métro a construit cette victoire bonifiée en seulement cinq minutes. En prémisse, le changement de buteur à la pause, Wisniewski peu inspiré ce vendredi soir laissant la responsabilité des pénalités à Hernandez avec succès, puisque "el Mago" permettait à son équipe alors menée (9-8) de repasser devant sur sa première tentative (45e). Dans la foulée, le BOPB s'effondrait totalement. Sur un contre tout d'abord, insufflé par Sireli Bobo, et dont l'action se concluait par un essai de Saubade (49e). Puis Bobo, toujours lui, transperçait seulement une minute plus tard une défense basque totalement sonnée, initiant le troisième essai des Racingmen bien relayé par l'autre Fidjien Vakatawa côté droit. Tout le désarroi des Biarrots se lisait sur le regard du capitaine Arnaud Héguy qui, dans le prolongement de l'action mettait un temps fou à réagir quand Chabal ramassait un ballon sous ses yeux et voyait passer devant lui Lionel Nallet lancé, qui effectuait sans opposition les derniers vingt mètres avant la terre promise. Les Biarrots avaient alors perdu toute illusion de victoire, alors que les Racingmen à l'inverse venaient de débloquer en quelques minutes une situation qui paraissait bien mal embarquée.

Le Racing a tenu son bonus

Après cette période de folie, le rythme retombait et les Biarrots parvenaient à sortir la tête de l'eau. Certainement touchés dans leur orgueil d'avoir complètement laissé s'échapper un match qu'ils avaient jusqu'alors bien négocié, les Basques poussaient pour sauver l'honneur, mettant en péril le bonus offensif du Racing. Et la bande de Berbizier dû mettre le bleu de chauffe pour conserver son bien. Ils devaient subir les assauts basques et défendre dans leurs 22 mètres pendant dix minutes qui leur paraissaient bien longues. Les mêlées à cinq mètres de l'en-but francilien se succédaient, mais la défense du Racing ne pliait pas, et voyait le bout du tunnel sur un en-avant de Lesgourgues qui lui donnait la possibilité de se dégager.

Usé par un âpre combat, Biarritz avait laissé passé sa dernière chance de marquer un essai, et le Racing gérait plus facilement son avantage, conservant son bonus. Mais Pierre Berbizier, l'ancien sélectionneur du XV de France sait que tout n'a pas été parfait dans cette rencontre loin de là. Son pack surtout qui a agonisé en première mi-temps, perdant deux mêlées et se faisant littéralement enfoncer à l'impact. La maladresse du buteur Jonathan Wisniewski, aussi inhabituelle qu'inquiétante, et qui par ses ratés a permis à Biarritz de basculer devant à la pause. Mais le résultat est là. Le Racing-Métro a relevé la tête après deux semaines européennes bien compliquées et se place provisoirement à la quatrième place en attendant le résultat de Toulon samedi. Biarritz reste lui englué à la dernière place et replonge dans ses doutes, à seulement quatre jours du derby basque contre Bayonne.

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