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"Une page qui se tourne"

Coux : "Une page qui se tourne"
Par Rugbyrama

Le 13/05/2011 à 17:20Mis à jour Le 13/05/2011 à 17:39

Après avoir passé l'intégralité de sa carrière à Bourgoin, l'ailier Jean-François Coux (30 ans, 2 sélections) quitte l'Isère. Alors que le CSBJ évoluera en Pro D2 l'an prochain, le joueur a signé à Agen pour se donner un nouveau challenge. Il revient sur son choix et sa dernière saison avec Bourgoin

Ça fait du bien d'être en vacances ?

Jean-François COUX : Oh oui, surtout après une saison comme celle-là...

Maintenant qu'elle est terminée, quel regard portez-vous dessus ?

J-F.C. : Je dirais qu'elle a été extrêmement difficile. Mais il ne s'agit pas que de cette saison. Ce sont les deux ou trois dernières années qui ont été compliquées. Et c'est dur d'accepter qu'au final, on n'a pas empêché le club de descendre.

Etes-vous soulagé que tout cela soit terminé ?

J-F.C. : Je n'utiliserais pas le mot soulagé... Il est sûr que pour nous qui sommes des sportifs de haut niveau, enchaîner les défaites de cette façon n'a pas été simple. Tout ça est très malheureux. Mais ce qui est bien, c'est que l'équipe n'a jamais lâché. A part peut-être contre Brive, elle s'est battue jusqu'au bout et je suis fier de ça.

Etes-vous inquiet pour l'avenir du CSBJ ?

J-F.C. : C'est une page qui se tourne. Beaucoup de joueurs quittent Bourgoin, c'est vraiment la fin de quelque chose et c'est triste. Mais je ne suis pas inquiet parce que le club va pouvoir se relancer en Pro D2. C'est juste que c'est difficile de partir comme ça après treize ans au CSBJ...

Comment avez-vous vécu le dernier match en Top 14 à Pierre-Rajon, face à Biarritz (18-22) ?

J-F.C. : C'était beaucoup, beaucoup d'émotions... Pour nous joueurs, de nombreuses choses ont refait surface. On a reçu des textos de tous les expatriés par exemple. Tout le monde était concerné et cela dépassait véritablement le cadre du rugby. Nous nous étions préparés à ce dernier match mais c'était vraiment la fin d'un truc alors c'était très fort. En plus, le public avait répondu présent, ce match s'est joué à guichets fermés... C'était vraiment quelque chose, comme c'est souvent le cas à Bourgoin.

Vous avez signé deux ans à Agen. Quand avez-vous décidé de partir ?

J-F.C. : Le déclic a eu lieu quand j'ai vu que mes amis partaient. Il y avait déjà Benji (Benjamin Boyet, qui a rejoint Bayonne l'été dernier, ndlr), puis Juju (Frier) et Olivier (Milloud) ont aussi dit qu'ils s'en allaient. Même si je suis très attaché à ce club, je me suis dit que c'était peut-être le moment de quitter le nid de la Berjallie et d'aller voir ailleurs. Et Agen me proposait un challenge sportif intéressant.

Pourquoi avez-vous choisi le SUALG ?

J-F.C. : J'ai vu les entraîneurs (Christian Lanta et Christophe Deylaud, ndlr), qui m'ont convaincu de venir. Le groupe se connaît bien, vit bien et a pris la mesure du Top 14 cette année. Agen possède un projet ambitieux sur deux ou trois ans et est animé de vraies valeurs, comme Bourgoin. Dans ce rugby professionnel, avec ses stars et tout l'argent qui circule, ça fait du bien de voir des clubs comme ça. Je fais partie des irréductibles pour qui certaines valeurs restent capitales. J'avais des contacts avec d'autres formations alors j'ai beaucoup réfléchi mais le SUALG est un club qui me correspond. Je vais me concentrer uniquement sur le sportif et ça, ça va être bien. J'en avais besoin.

Le fait de peut-être jouer à nouveau le maintien ne vous gêne pas ?

J-F.C. : On verra bien ce qu'on jouera ! Tout peut aller très vite, en bien ou en mal d'ailleurs. Les Agenais ont l'expérience du Top 14 maintenant, ils se sont rodés et ont réalisé une très bonne deuxième partie de saison. Et puis, s'il faut jouer le maintien, on dira que j'ai l'habitude...

Dans quel état d'esprit arrivez-vous en Lot-et-Garonne ?

J-F.C. : Avec un mélange d'appréhension et d'excitation. C'est un vrai voyage pour moi, je vais dans le sud ouest, dans la région du rugby. J'arriverai dans un groupe déjà formé et je vais essayer de m'intégrer le plus vite possible. Mais c'est sûr que ça va me faire bizarre. Ça l'a déjà été mercredi, quand je suis venu à Agen et que j'ai fait les photos officielles avec mon nouveau maillot...

A Bourgoin, vous étiez un cadre. Vous étiez même capitaine cette année lors de la blessure de Julien Frier. Comment envisagez-vous votre nouveau statut au sein du groupe agenais ?

J-F.C. : J'arrive sur la pointe des pieds ! Je connais Silvère (Tian, ndlr) et nous sommes les deux seules recrues derrière alors je vais tenter, avec mes treize années de Top 14, d'apporter un peu d'expérience si je le peux. Mais je suis dans mes petits souliers. Si j'ai des choses à prouver, ce sera sur le terrain.

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