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Toulouse enterre l'Usap

Toulouse enterre les espoirs catalans
Par Rugbyrama

Le 01/04/2011 à 16:04Mis à jour Le 01/04/2011 à 23:22

Héroïque en défense malgré une grosse indiscipline, Toulouse réussit un exploit en s'imposant sur la pelouse de Perpignan (25-24). Pour l'Usap, la pilule est dure à avaler, Porical ayant raté la pénalité de la gagne dans les dernières secondes. Les chances de qualification s'amenuisent sérieusement.

Le destin de chacun tient souvent à peu de chose. A un détail qui peut vous faire sourire. Ou déchanter. Revenu en force dans la course à la qualification, Perpignan possédait son avenir entre ses mains. Sauf que la chance a fui les Catalans. Au pire des moments. Sur une dernière pénalité de l’arrière Jérôme Porical. Alors que Toulouse menait d’un point, les Perpignanais, au forceps, mettaient leur adversaire du jour à la faute. Les avants se congratulaient, fiers du devoir accompli. Le buteur de l’Usap avait le gain de la victoire au bout des crampons. A 32m sur la gauche, il s’élançait…mais sa tentative de but ne passait pas entre les poteaux. Le Stade toulousain pouvait alors exulter. Abattus, Mas et consorts quittaient Aimé-Giral la tête bien basse. Le finaliste de la saison passée se complique sérieusement la tâche dans sa quête d’un ticket pour les barrages. Avec ce revers à domicile, Perpignan risque même de rater le bon wagon.

L’interception de Bouilhou

Cette rencontre, les Catalans éprouvaient bien des difficultés pour y rentrer. Au contraire de Toulousains revanchards après le cuisant revers subi lors de la précédente journée au Racing. Les hommes de Guy Novès monopolisaient le ballon et surtout occupaient le terrain à merveille. Si Porical ouvrait le score (4e) sur l’une des rares incursions catalanes dans la moitié de terrain haut-garonnaise, Skrela, sur drop (7e), et Michalak (15e, 26e) sur pénalités, récompensaient la domination d’un champion d’Europe réaliste et supérieur à l’impact. Perpignan tentait bien de mettre la machine en route mais cela s’avérait sans succès. Pire, Laharrague se faisait intercepter sur ses propres 40m par un Jean Bouilhou opportuniste. Le troisième ligne résistait au retour de la défense catalane pour inscrire le premier essai du match (30e). Touchés mais pas coulés, les protégés de Jacques Brunel faisaient preuve d’un incroyable orgueil avant la pause. En supériorité numérique après la carton jaune adressé à Delasau (32e), Guirado, en force, ramenait les siens à une petite unité (38e). Perpignan retrouvait une belle part de confiance.

Le malheur de Michalak

La furia catalane durait près d’un quart d’heure en deuxième période. Bien plus présente et inspirée offensivement, l’Usap prenait le dessus sur des Toulousains quelque peu absents des débats. Tuilagi s’échappait derrière une mêlée, Caucaunibuca se perdait dans sa montée défensive et Planté en profitait pour marquer en coin (45e). Perpignan prenait le large sur une pénalité de Porical et on pensait sérieusement que les Sang et or avaient remis les choses dans l’ordre pour s’offrir la peau du leader du Top 14. Petit à petit et sans se montrer exceptionnel, Toulouse rattrapait pourtant son retard. Et bénéficiait d’un coup du sort après un dégagement contré d’Heymans. Caucaunibuca servait Nyanga, fraîchement entré en jeu. Celui-ci renversait Porical et concluait l’action (68e). Assurément le deuxième tournant de ce match avec la pénalité ratée de Porical.

Bref, les événements n’ont pas favorisé Perpignan. Toulouse signe un exploit retentissant, sa dernière victoire à Aimé-Giral remontant à la saison 1989-1990. Il est même fort probable que les Stadistes décrochent directement leur billet pour les phases finales du Top 14. Seul bémol: la sérieuse blessure à la cheville gauche de Michalak. Un nouveau coup du sort pour le demi de mêlée toulousain qui devrait rater le quart de finale de H Cup contre Biarritz…et peut-être même plus. Une sérieuse ombre au tableau des Rouge et Noir.

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