Icon Sport

Paris a jusqu'à mercredi

DNACG : Paris a jusqu'à mercredi
Par Rugbyrama

Le 31/05/2011 à 10:57Mis à jour Le 31/05/2011 à 11:11

Contrairement aux premières indiscrétions, le Stade français a jusqu'à mercredi soir (et non mardi soir) pour apporter les garanties bancaires exigées par la DNACG, le gendarme financier de la LNR. S'il n'en est pas capable, le club de Max Guazzini devrait être relégué en Pro D2.

Le jeudi de l'ascension sera-t-il celui de la descente pour le Stade français ? Le club parisien, dont on annonçait qu'il devait apporter des garanties bancaires à la DNACG mardi, a en fait jusqu'à mercredi soir pour le faire. Et la décision du gendarme financier de la Ligue devrait être connue le lendemain. Que risquent véritablement les Parisiens ? Pas moins que la relégation en Pro D2.

Leur dossier a pourtant avancé. Selon Midi Olympique, Bernard Laporte a bien présenté vendredi des engagements écrits de la "Facem" (Fondation pour l'amélioration des conditions des enfants dans le monde). Cette fondation constitue en fait une branche de la "Fadesm Corporation", une société canadienne spécialisée dans la consolidation de fonds propres, l'augmentation de capital ou le financement d'équipements industriels. Elle s'est engagée à apporter 12 millions et donc à combler le trou actuel, estimé à 6 millions.

"Rugby développements" créé

Mais cette société étant basée à Montréal, le Stade français a dû en créer une autre, à Paris, pour que le transfert de fonds puisse avoir lieu. C'est ainsi que la SAS "Rugby développements" a vu le jour le 24 mai dernier. Son président n'est autre que l'ancien Secrétaire d'Etat aux Sports, et son capital s'élève à 25 000 euros.

La situation financière n'est toutefois pas encore régularisée, et pourrait ne pas l'être d'ici mercredi soir. Si c'est le cas, la DNACG ne devrait pas valider ce plan de financement et pourrait prononcer la relégation du club aux treize Brennus. Le scénario est plus que probable. Mais Paris aurait alors des recours possibles. Il pourrait engager une procédure d'appel, ce qui lui laisserait du temps supplémentaire pour finaliser le montage financier de Bernard Laporte. Et sauver sa tête dans l'élite du rugby français.

Contenus sponsorisés