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Jeunes et bons

Montpellier : Jeunes et bons
Par Rugbyrama

Le 17/05/2011 à 09:30Mis à jour Le 17/05/2011 à 09:32

Surprise du début de saison, Montpellier a confirmé sa montée en puissance en décrochant son billet pour les demi-finales du Top 14 après sa victoire à Castres samedi en barrage (18-17). La jeunesse et l'inexpérience pourraient finalement être le principal atout d'une équipe étonnante. Explications.

Peut-être ont-ils vraiment "une petite étoile au-dessus de leurs (nos) têtes", comme le suggérait Fulgence Ouedraogo à la sortie des vestiaires... Toujours est-il que les Montpelliérains sont brillants. Et au septième ciel depuis leur qualification pour la première demi-finale de championnat de l'histoire du club. En s'imposant à Castres, ce qu'aucun autre club n'était parvenu à faire cette saison, le MHR s'est imposé dans la cour des grands.

"Mais nous, on est des petits !", rappelle le capitaine héraultais. "Nous sommes l'équipe la moins expérimentée du Top 6 et la plus jeune (25 ans de moyenne d'âge, ndlr). Nous avons tout à apprendre", confirme l'arrière Benjamin Thiery. Mais ces joueurs sont "bluffants", selon le coentraîneur Eric Béchu. "Il faut leur tirer notre chapeau. A Montpellier, on n'a pas l'habitude d'être à ce stade de la compétition. Nous allons retrouver des clubs qui ont de fortes ambitions alors que, de notre côté, la saison est déjà réussie. Elle était belle avec la qualification en H Cup. Elle est devenue très belle avec cette demi-finale et elle pourrait se faire superbe en cas de finale !"

"Une histoire humaine"

Cette jeunesse, cette inexpérience, cette insouciance n'ont pas freiné le MHR à Castres samedi. L'équipe a même fait preuve d'un gros mental. En réagissant après avoir encaissé un essai dès la cinquième minute de jeu par exemple. Ou encore en résistant aux assauts castrais cinq bonnes minutes près de sa ligne à dix minutes du coup de sifflet. "C'est parce que, au-delà d'une histoire rugbystique, nous écrivons aussi une histoire humaine à Montpellier, confie l'ouvreur international François Trinh-Duc. Je ne sais pas si l'ambiance est meilleure qu'ailleurs, mais je peux vous dire qu'elle est très bonne. Il y avait une ambiance de cadets dans les vestiaires, c'était beau à voir !"

Les petits défauts des Montpelliérains pourraient s'être transformés en leurs plus grandes qualités. Fulgence Ouedraogo s'explique : "On a beau être une bande d'ados, qui fait n'importe quoi, on n'en est pas moins un groupe très serré et solidaire. Oui, nous sommes jeunes, et cela s'est vu sur les quelques fautes bêtes que nous avons faites... Mais notre inexpérience nous sert peut-être finalement. Comme nous n'avons jamais connu les phases finales, nous avons encore plus d'envie, plus de hargne que les autres." Quand on leur demande où ils s'arrêteront, les Héraultais éludent un peu la question. Les "le plus loin possible" succèdent aux "on verra bien". Mais on sent dans cette équipe décomplexée de réelles ambitions désormais. "On ne veut plus jouer le maintien à Montpellier !", conclut le troisième ligne des Bleus. On avait remarqué...

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