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Brunel : "C'est dur"

Brunel : "C'est dur" pour Tuilagi
Par Rugbyrama

Le 21/10/2010 à 12:02Mis à jour Le 21/10/2010 à 13:49

Le troisième ligne de Perpignan Henry Tuilagi a été suspendu 50 jours par la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby (LNR), en raison d'un plaquage dangereux sur le demi de mêlée rochelais Damien Neveu. Si elle n'a pas encore décidé de faire appel, l'Usap trouve la sanction sévère.

50 jours de suspension. La peine infligée à Henry Tuilagi, mercredi soir, par la commission de discipline de la LNR, vient sanctionner le plaquage dangereux du troisième ligne centre sur le demi de mêlée Damien Neveu, lors de la rencontre Perpignan-La Rochelle. L'international samoan, pour ce geste, avait écopé d'un carton rouge au cours de la deuxième période. Une faute grossière que personne ne conteste au sein du club catalan. "Elle y est, c'est évident, nous a déclaré ce jeudi matin Jacques Brunel. Il y a un plaquage à retardement. Tuilagi est lancé et il ne s'arrête pas. L'image est spectaculaire parce que, quand un type de 130 kg percute un autre de 75 kg, cela ne peut pas être autrement".

" Tuilagi n'a aucun passif "

En revanche, la lourdeur de la peine chagrine le manager des Sang et Or. "Il me semble que la commission de discipline est très dure avec l'Usap et ce n'est pas la première fois", regrette Jacques Brunel, qui n'a rien oublié des affaires Tincu et Le Corvec. "Car, pour des gestes identiques, je constate que d'autres joueurs n'ont pas reçu de sanctions aussi lourdes". Quels cas évoque-t-il ? "Pour un plaquage dangereux, le Toulonnais Kefu a écopé de 30 jours, poursuit-il. Et Tuitupou, le joueur du Munster, a pris trois semaines dans les mêmes circontances (une sanction ingligée par la commission de discipline de l'ERC à la suite d'un plaquage dangereux sur Paul Hogdson lors du match de la première journée de H Cup London Irish-Munster, NDLR)". En outre, plaide Brunel, "Tuilagi n'a aucun passif". Ce que confirme l'historique des punitions données au joueur depuis son arrivée en France en 2007 : un seul carton jaune, la saison dernière, lors du match au Stade français. "Ce carton rouge était une première et je pensais que la commission tiendrait compte de ce paramètre", glisse le manager de l'Usap.

Appel : décision en attente

Pour l'instant, le club de Perpignan n'a pas encore pris la décision d'interjeter appel. "Nous devons en parler avec Paul Goze, précise-t-il. Spontanément, j'ai envie de dire qu'il faut aller en appel mais puisque nos arguments n'ont pas été écoutés en première instance..." L'Usap devrait communiquer sur ce sujet dans les prochaines heures. En attendant, la longue suspension de Tuilagi ne fait pas les affaires des Catalans, qui déplorent encore quatre blessés de marque aux postes de deuxième et de troisième ligne (Alvarez-Kairelis, Le Corvec, Olibeau, Perez). "Nous allons devoir tourner avec quatre joueurs en troisième ligne (Britz, Chouly, Guiry et Tonita, NDLR), conclut Brunel. Nous sommes diminués et nous n'allons avoir aucune marge de manoeuvre".

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