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"Une renaissance"

Wilkinson : "Une véritable renaissance"
Par Rugbyrama

Le 25/07/2009 à 10:30Mis à jour

Dix mois après avoir touché son dernier ballon, Jonny Wilkinson a retrouvé les terrains lors du match amical entre Toulon et Brive vendredi soir. L'ex-ouvreur de Newcastle a joué une mi-temps et son équipe l'a emporté 9-3. A la sortie des vestiaires, il était heureux, tout simplement.

Dix mois après votre dernière apparition sur les terrains face à Gloucester, ressentez-vous un peu de tract avent ce match contre Brive?

Jonny WILKINSON : Non pas vraiment. Je n'étais pas plus excité que cela même s'il s'agissait de mon premier match pour Toulon. De la première à la dernière minute, j'ai essayé de faire de mon mieux. Bien sûr, tout était loin d'être parfait. Mais c'était juste un lancement pour moi. J'ai savouré chaque minute passée sur le terrain. Pour moi, il s'agissait là d'une renaissance, d'une deuxième vie. J'étais arrivé en fin de parcours en Angleterre. Je suis venu à Toulon dans l'idée de continuer à apprendre et de prendre le plus de plaisir possible. Je dois dire qu'avec ce soleil, tout ce bruit dans les tribunes, je me suis régalé. J'espère que ce ne sera pas la seule fois avec Toulon et qu'il y en aura beaucoup d'autres.

Comment vous sentez-vous ? Que pensez-vous de votre mi-temps disputée face à Brive ?

J.W. : Je dois avouer qu'avant le match, je ne savais pas trop quelles sensations j'allais avoir. Une fois que j'étais dans l'action, c'était du rugby et ça je sais faire. Je me suis plutôt bien senti physiquement. Mais j'ai trouvé que je manquais encore de rythme. J'ai commis pas mal d'erreurs. C'est clair que j'ai besoin de jouer pour progresser.

La victoire a été extrêmement difficile à obtenir pour Toulon. Qu'avez-vous pensez de cette rencontre ?

J.W. : Oui, c'est vrai que nous avons pas mal peiné. Les Brivistes nous ont privé de ballons et nous avons eu du mal à enchaîner. Mais nous l'avons emporté grâce à notre discipline de fer et une bonne défense. Notre grande solidarité nous a permis de forcer la main. Ce premier match était peut-être l'examen dont toute l'équipe avait besoin. Moi le premier, nous devons nous améliorer très rapidement car nous ne disposons que de très peu de temps avant le début de la saison.

Avez-vous à un moment pensé à votre dernière blessure au genou avant ce match ?

J.W. : Pas une seule minute. Il y a deux semaines de cala, nous avons eu un entraînement avec contact. Je protégeais le ballon dans un ruck en attendant que l'on vienne nettoyer. J'y ai repensé un court instant car la dernière fois que je m'étais blessé c'était dans des conditions similaires. Je me suis alors demandé si je devais vraiment être là. L'espace d'un instant, j'étais comme tétanisé et je ne savais plus quoi faire. J'étais complètement perdu. Puis je me suis dit que ma blessure au genou était plus le fait de la malchance qu'autre chose. Cela arrive parfois au rugby. De toute manière, plus tu broies du noir, plus tu as de chances de te faire très mal.

On vous a vu beaucoup communiquer avec vos partenaires. Que leur avez-vous dit ?

J.W. : J'ai essayé de les encourager autant que j'ai pu, de leur dire qu'il fallait que nous jouions avant tout en équipe. J'ai juste essayé de mettre tout le monde sur la même longueur d'ondes. En tant que demi d'ouverture, mon rôle est d'obtenir le meilleur de chacun de mes coéquipiers et de tirer l'équipe vers le haut. C'est ce que je faisais déjà quand je jouais pour l'Angleterre. Nous avons un groupe très talentueux. Si nous parvenons à trouver une bonne osmose, à combiner nos efforts et nos énergies, je suis persuadé que nous pouvons faire très mal.

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