Midi Olympique

"Un match référence"

Brunel: "Un match référence"
Par Eurosport

Le 24/10/2009 à 21:05Mis à jour

Si Jacques Brunel et son équipe évoluent au Stade de France comme chez eux, la victoire devant le Stade français (14-20) n'en reste pas moins une référence pour l'entraîneur usapiste. Et sans fanfaronner, le Perpignanais se fixe déjà vers la réception de Castres, le leader.

Quel est votre sentiment après cette victoire au Stade de France?

Jacques Brunel: Gagner ici, ce n'est pas une première tout comme l'emporter à l'extérieur mais c'est quand même une victoire référence loin de chez nous. On avait un peu de mal depuis le début de la saison à être conquérants chez l'adversaire. On s'était donné comme objectif de se tester ici. On voulait savoir et je suis satisfait. Au delà du résultat, c'est le contenu qui importait. Savoir ce qu'on pouvait y mettre.

Vous semblez plutôt à l'aise ici?

J.B: Oui c'est vrai. Un nul, deux victoires... Peut-être parce que l'on avait le vestiaire de l'équipe de France (rires).

Est-ce parce que vous dédramatisez le match et que vous vous concentrez sur le sportif?

J.B: Il n'y a pas à dramatiser ou dédramatiser. Il y a un grand match, une grande enceinte, deux équipes de qualités. Il y a donc de la tension et c'est normal. La pression est naturelle, il n'y a pas à la créer.

C'est donc le match référence qu'il manquait?

J. B: Sur l'état d'esprit, oui. Il y a pas mal de choses à gommer quand même. On a eu un début de match timide. Le Stade français aussi d'ailleurs. C'était monotone, ça manquait d'intensité. Par la suite, on a été hésitant, on a tenté des drops que l'on n'aurait pas dû tenter. On aurait pu jouer un peu plus. Sur la fin, les gars qui sont rentrés nous ont permis de tenir le score. Il y a du bon et du moins bon. A chaque match, c'est pareil. Mais quand on gagne, il y a évidemment plus de bon.

Il y a notamment la belle performance du jeune Florian Cazenave (19 ans). Que pouvez-vous nous dire sur sa prestation et sur lui?

J.B: Dès la fin du match, on lui a dit de se calmer car on va beaucoup parler de lui dans les jours à venir. C'est un jeune que l'on a recruté il y a deux ans. Il est international chez les moins de 20 ans. L'an dernier, il était au centre de formation. Cette saison, il se trouvait troisième dans la hiérarchie des neuf. Par le biais des blessures, il s'est retrouvé n°1 aujourd'hui et ça lui a pas trop mal réussi. Il se retrouve dans cette belle enceinte, pour un match très médiatisé et il nous sort de situations difficiles en nous faisant avancer. Il pèse vraiment sur le jeu.

Tout comme votre arrière, Jérôme Porical...

J.B: J'aurais bien voulu qu'il marque l'essai quand même en première période (32e). Il était facile à inscrire mais il commet un en avant alors qu'il suffisait qu'il se baisse pour marquer. On lui mettra donc 14 sur 20.

Vous avez deux matchs à la maison à venir face à Castres et Toulon. C'est quand même mieux de les aborder avec ce succès?

J.B: Oui, et ce ne sera pas facile. Castres caracole en tête et a déjà gagné quatre matchs à l'extérieur. Ils sont en pleine confiance et ce sera très difficile pour nous. Après, il y aura Toulon qui fait aussi partie des prétendants à la qualification. Ces deux rencontres seront compliquées.

Quel jugement portez-vous sur cette formation castraise, en tête après dix journées?

J.B: Sur cette première phase, elle nous ressemble un peu sur ce que l'on proposait l'an passé. Elle fait des résultats alors que personne ne l'attendait. L'état d'esprit semble bon et le duo d'entraîneurs a visiblement amené quelque chose. Je retrouve un peu l'Usap de la saison dernière, on va donc s'en méfier.

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