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Perpignan comme chez lui

Perpignan comme chez lui
Par Rugbyrama

Le 24/10/2009 à 13:34Mis à jour

Contrairement au Stade français, Perpignan se sent bien au Stade de France. Quatre mois et demi après avoir conquis le Brennus, l'Usap s'est à nouveau imposée à Saint-Denis, où les Catalans ont dominé les Parisiens samedi (14-20), dans le choc de la 10e journée, malgré un dernier rush stadiste.

C'est un peu le titre de propriété du Stade de France qui était en jeu à l'occasion de cette rencontre. Entre des Parisiens à la recherche d'un succès depuis juin 2008 dans leur jardin d'adoption et des Catalans sacrés ici-même champions de France en juin après un match nul en janvier, qui ferait de l'enceinte dionysienne son petit écrin de verdure personnel? La réponse a été longue à se dessiner - environ une heure de jeu - mais ce sont les Catalans qui ont remporté le gros lot. Et ce, malgré les grigris parisiens pour conjurer le sort après quatre matchs sans succès, comme l'installation dans le vestiaire "visiteurs".

D'emblée, ce sont les Perpignanais qui mettent la pression dans le camp parisien. Comme si le Stade de France, pourtant tout de rose vêtu, était leur seconde maison et non celle des Stadistes. Les chandelles de Jérôme Porical déstabilisent les hommes de Jacques Delmas et la mêlée catalane fait plutôt bien son boulot. Résultat, ce sont les visiteurs qui ouvrent le score par l'intermédiaire de Porical (5e) alors que, dans la foulée, Julien Dupuy manque l'égalisation d'une pénalité facile mais refusée après vidéo (9e), lors de la première incursion dans les 22 adverses.

Première pour Faugeron et Delmas

Il faut attendre près de vingt minutes pour voir les Parisiens prendre le jeu à leur compte et lancer une véritable offensive. Sur une touche, Mathieu Bastareaud la joue fine avec un faux-appel. Mirco Bergamasco peut alors servir Hugo Southwell pour le premier essai (18e). Paris domine mais le rideau catalan ne laisse rien passer. L'Usap reprend petit à petit du poil de la bête et un exploit personnel du jeune Florian Cazenave n'est pas loin d'amener Porical dans l'en-but. Deux minutes plus tard, Julien Candelon joue les équilibristes sur la ligne de touche suite à un mauvais renvoi de Beauxis. Il sert à hauteur - en avant diront d'autres - Mermoz qui aplatit (36e). A la pause, l'Usap mène (5-10).

Au retour des vestiaires, les avants du Stade français prennent les choses en main. Une mêlée enfoncée offre à Dupuy l'occasion de réduire le score (8-10, 42e). Dans la foulée, c'est un groupé-pénétrant parisien qui échoue de peu à rejoindre l'en-but. Dupuy ne se prive pas, malgré tout, de redonner l'avantage aux siens (11-10, 51e). L'embellie ne va pas durer. Une pénalité de 50 mètres de Porical (55e) et une percée plein champ de Cazenave (encore !) pour l'essai de ce même Porical (57e) permettent aux Catalans de faire à nouveau le break (11-20, 57e).

La dernière pénalité de Dupuy (64e) et la mêlée à 5m de l'espoir (77e) ne changera pas le sort de la rencontre. Solide jusqu'au bout, Perpignan repart du Stade de France avec un nouveau succès, qui lui permet de revenir à deux points du leader castrais. Pour Paris, c'est un coup d'arrêt. Le premier revers du duo Delmas-Faugeron depuis son arrivée. Cette nouvelle défaite du Stade français à Saint-Denis, va également peut-être amener Max Guazzini à revoir ses délocalisations. Car chez les Catalans, on peut désormais fièrement chanter qu'ici, ce n'est pas Paris, mais bien Perpignan.

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