Montpellier sans trembler

Montpellier sans trembler
Par Rugbyrama

Le 02/09/2009 à 18:15Mis à jour

Sur sa pelouse, Montpellier s'est imposé face à Biarritz sur le score de 22 à 18 grâce notamment à la botte de Benoît Paillaugue et un essai de Julien Tomas. Biarritz a réussi à revenir en fin de rencontre grâce à deux essais d'August et de Brusque dans les six dernières minutes.

Face à des biarrots fébriles et sans inspiration, les hommes du MHR se sont imposés, sans être étincelants certes, mais en gérant leur avantage au score et leur domination de façon intelligente. Ils ont probablement balayés les regrets qu"ils devaient nourrir à juste titre, au regard du match qu"ils ont laissé échappé samedi dernier face au stade français.

Le pied de Paillaugue

Celui qui avait déjà été l'homme de la victoire face au champion catalan lors de la deuxième journée, s'est une nouvelle fois illustrée dans cette rencontre, où son pied aura été l'arme fatale des siens. Pas seulement pour sa réussite insolente, (cinq sur cinq dans ses tirs au but, il inscrit ainsi quatorze des 22 points de Montpellier), mais aussi pour son jeu de déplacement, souvent pertinent, de même que son jeu d'occupation, qui a permis de mettre les biarrots sous pression. Signe d'un certain manque de sérénité et d'une incapacité à se sortir du pressing héraultais, les Basques se faisaient pénalisés trois fois lors des 25 première minutes, et se retrouvaient très vite à courir après le score. Ils ne le rattraperaient jamais.

D'ailleurs, les Montpelliérains se montraient calmes, sans paniquer ils géraient leur avance, en capitalisant sur les fautes adverses et sur le pied de Paillaugue. Démontrant une grosse envie, on les voyait dominer, maitre de leur sujet, avec en figure de proue, une défense de fer. En faillite dans ce domaine samedi dernier face à Paris, leur système défensif se montrait aujourd'hui très bien organisé, et leurs montées agressives gênaient les biarrots.

Le bonus défensif concédé

Il fallait attendre la 31e pour voir Courrent inscrire les premiers points biarrots. Mais les Basques se montraient crispés. Incapable de développer proprement leur jeu, usant de coup de pieds systématiques et inefficaces pour relancer, ils commettaient trop de fautes, et dès qu'une bonne occasion se présentait, ils rendaient trop vite le ballon à leurs adversaires. Manifestement perturbés par la défense du MHR, vaillante et présente sur tous les fronts, celle-ci leur coupait les extérieurs et ne laissait aucun espace, ils semblaient perdus, tentant en vain de briser le rideau montpelliérain. Les Biarrots manquaient tout simplement d'inspiration pour trouver la clé, et se sont laissé enfermés dans le cours du jeu, que les Montpelliérains avaient pris très tôt à leur compte. Peinant à enchainer les temps de jeu, Biarritz ne s'est pas montré brillant ce soir.

Toutefois, s'ils n'ont jamais été en position de gagner le match, menés 22 à 6 à dix minutes de la fin, ils parvenaient à trouver des ressources et des brèches, et à marquer par deux fois en cinq minutes. Finalement, ce réveil tardif leur permet d'arracher le bonus défensif.

Montpellier doit se méfier de ses fins de match. En effet, les co-équipiers de Ouedraogo ont fait preuve d'un certain relâchement dans le money time. Avertissement sans frais ce soir, mais ils concèdent douze points trop facilement. A méditer.

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