Présentation: Toulon

Présentation: Toulon
Par Rugbyrama

Le 10/08/2009 à 14:45Mis à jour

Suite de notre tour de France des clubs à quelques jours de la reprise du Top 14. Gros plan lundi sur Toulon. Le RCT a longtemps déçu la saison passée, mais en se maintenant, il a assuré l'essentiel. Le club varois, au recrutement conséquent, espère maintenant se rapprocher des sommets.

RC TOULON

TOUR D'HORIZON

Toulon. Son stade Mayol, son public, son histoire, son Pilou-Pilou. Son identité. Son président, aussi. Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, le Rugby Club Toulonnais tient une place à part dans le rugby hexagonal et ne laisse personne indifférent. Hier comme aujourd'hui. L'an dernier, le RCT était un promu en Top 14. Plein d'ambitions, certes, mais promu quand même. Après une première moitié de saison très décevante, lui qui se voyait déjà en cador s'est longtemps retrouvé dans une position délicate au classement. Mêlée friable, collectif sans identité, pourcentage de réussite au pied à la limite du ridicule, les Varois ont traîné comme autant de boulets des lacunes rédhibitoires à ce niveau. Pourtant, le talent était là, incontestablement. Puis, dans le dernier tiers de la saison, Toulon s'est trouvé une équipe et l'ensemble a commencé à tourner dans le bon sens. Une victoire en forme de déclic contre Mont-de-Marsan, sans doute le match charnière, en a annoncé d'autres, plus prestigieuses, comme celle face à Toulouse, au Stade Vélodrome. Après avoir frôlé le pire, Toulon a donc peut-être réussi le plus dur en assurant son maintien. Mourad Boudjellal a retenu la leçon. Pour structurer son club, et se protéger, il a recruté Philippe Saint-André. Le savoir-faire de l'ancien manager de Sale, nommé "président sportif", doit permettre au club de franchir un cap et de se rapprocher des sommets en aiguillonnant le tandem d'entraineurs, Tana Umaga et Aubin Hueber.

L'OBJECTIF

Pour la deuxième saison de l'ère Boudjellal dans le Top 14, le maintien ne saurait constituer un objectif suffisant. Un simple coup d'oeil à l'effectif suffit à mesurer l'ambition du club. Le RCT a certes perdu des pions importants, comme Jerry Collins, Orene Ai'i, Yoann Maestri ou Martin Jagr. Mais les noms dans la colonne arrivées ont de quoi impressionner. A commencer par Jonny Wilkinson. Le héros anglais des Coupes du monde 2003 et 2007 n'a que très peu joué depuis deux ans. Incontestablement, c'est un énorme pari. Mais si son corps le laisse tranquille (et c'est un énorme "si"), il a tout pour adorer Toulon, et vice-versa. Entre lui et Felipe Contepomi, le RCT ne devrait plus avoir de problèmes de buteurs, même si l'Argentin, blessé, manquera les premiers mois de la saison. Et ce n'est pas tout. Les Clermontois Pierre Mignoni et Laurent Emmanuelli rentrent au pays, le centre gallois Jamie Robinson arrive alors que Saint-André a ramené dans ses bagages Lamont, Bruno et Fernandez-Lobbe. Beaucoup de grands noms, beaucoup de trentenaires, qui devront apporter leur expérience. Au total, 17 joueurs ont été recrutés et 15 sont partis. Cela fait beaucoup de changements. C'est un risque. Mais si la mayonnaise prend, le RCT doit pouvoir lorgner sur la sixième place, synonyme d'Europe et de phase finale. La préparation, très encourageante, a en tout cas gonflé les troupes à bloc.

LA STAR: Joe Van Niekerk

Oui, Jonny Wilkinson est une star mondiale du rugby. Le demi d'ouverture anglais est un peu aux années 2000 ce que Jonah Lomu fut à la décennie précédente. Oui, son arrivée sur la Rade est un des évènements de l'année dans le monde de l'Ovalie, et pas seulement en France. Mais si Wilko est une immense star de ce sport, la grande vedette du RCT d'aujourd'hui, l'idole de Mayol, c'est Joe Van Niekerk. Et ça ne se discute pas. Meilleur troisième ligne centre du Top 14, le Sud-Africain en est, peut-être, aussi, le meilleur joueur tout court. Quand la classe naturelle se double d'une âme de leader et d'un engagement de tous les instants, ça donne Van Niekerk. Le peuple rouge et noir ne pouvait que tomber sous le charme de JVN. Ce grand joueur est aussi devenu début 2009 un vrai capitaine, capable de fédérer autour de lui tout un groupe. "Captain Joe" a signé jusqu'en 2012 avec Toulon. Une aubaine pour le président Boudjellal, qui tient là une perle rare.

LE JOUEUR A SUIVRE: Pierre Mignoni

LE DEPART QUI FAIT MAL: Yoann Maestri

Plus qu'un joueur, c'est un symbole qui a quitté Toulon. Certes, Yoann Maestri n'était pas un titulaire incontournable au RCT. Mais c'est un fils de Besagne qui s'en va. Un produit maison, qui incarnait l'avenir, celui d'un minot au destin de futur international. Au milieu d'une impressionnante légion étrangère, il devait représenter l'autre visage du RCT. Mais quand Toulouse s'est positionné pour recruter le deuxième ligne avec l'idée d'en faire, à terme, le successeur de Fabien Pelous, Toulon n'a pas pu résister bien longtemps. Maestri avait pourtant prolongé son contrat jusqu'en 2011 quelques mois plus tôt.

MOUVEMENTS

Arrivées: Saint-André (entr., Sale) - Bruno (Sale) - Mignoni (Clermont) - Emmanuelli (Clermont) - Lea'aetoa (London Irish) - El Abd (Bristol) - Contepomi (Leinster) - Ryan (Munster) - j.M. Fernandez-Lobbe (Sale) - R. Lamont (Sale) - Djoudi (Brive) - Chesney (Saracens) - Senekal (Golden Lions) - Wilkinson (Newcastle) - J. Robinson (Cardiff) - May (Newcastle) - Marienval (Lyon) - Loamanu (Saitama, Japon)

Départs: Castle (Western Force) - Ai'i (Japon) - Pisi (Japon) - Maestri (Toulouse) - Liebenberg (Stormers) - Ribes (Brive) - Collins (Ospreys) - Koyamaibole (Sale) - Vidal (Grenoble) - Mariner - Chouquet - Jagr (Bordeaux) - Toevalu (Mont-de-marsan) - Andreu (Castres) - Labadze, Grimaud (Aix) - Imbert (Grenoble) - Galasso (La Seyne) - Larrouy (Saint-Jean-de-Luz)

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