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"L'Usap, un match clé"

Catinot: "L'Usap, un match clé"
Par Rugbyrama

Le 09/09/2009 à 12:30Mis à jour

L'entraîneur de Bourgoin, Eric Catinot, revient sur la déroute de son équipe à Bayonne (53-6) mais il ne veut pas "assassiner" ses joueurs. Il attend néanmoins une réaction dès vendredi lors de la réception de Perpignan au stade des Alpes de Grenoble.

Comment expliquez-vous cette déroute?

Eric Catinot: Je crois qu'avec Xavier (Péméja) nous avons surestimé l'état psychologique de l'équipe. Il n'y a tout simplement pas eu de match. Dès l'entame, nous étions absents mais pour des raisons différentes à celle de l'an dernier (N.D.LR: l'an passé, le CSBJ s'était incliné 61 à 10 à Bayonne). Il y a eu une forme de relâchement qu'on n'explique pas. Les joueurs ont démissionné individuellement et collectivement. Nous sommes terriblement déçus par le comportement de certains joueurs qui ne nous ont pas amené la fraîcheur escomptée et se sont noyés dans le naufrage. Certains n'étaient pas visiblement pas prêts à combattre. Mais nous n'allons pas assassiner maintenant des joueurs qui par leur sacrifice ont sauvé le club.

Justement, vous comptiez au départ sur ce match pour faire tourner votre effectif et laisser au repos des joueurs notamment comme Karena Wihongi ou encore Benjamin Boyet très sollicités depuis le début de saison. Là aussi on peut dire que l'opération a été ratée car vous avez été finalement contraint de les faire jouer tous les deux...

E. C.: C'est qu'on n'a pas pu faire autrement. Au départ nous comptions titulariser Alberto Di Bernardo à l'ouverture et utiliser Florian Denos à l'arrière. Mais comme Florian s'est fait une élongation jeudi à l'entraînement nous avons dû changer nos plans. Idem en pilier droit avec Pablo Cardinali qui est tombé malade jeudi. Ce qui nous a contraints à aligner Karena. Mais quand nous avons vu que le score était fait à la mi-temps, nous avons pris toutes les précautions en les faisant sortir. Je ne crois donc pas que cette défaite soit dû à un manque de ressources physiques. Dans la tête des joueurs ça a tout simplement fait pschitt. Il nous faudra prendre des points de partout car ce Top 14 est impitoyable et ne tolère aucun a peu-près, aucun répit. A cause de notre défaite face à Clermont-Ferrand d'entrée à Rajon, nous sommes toujours relégables au classement britannique.

A commencer par la réception de Perpignan vendredi soir au stade des Alpes à Grenoble...

E. C.: De toute façon, nous n'avons plus le choix. Vendredi nous allons disputer une partie importante pour le reste de notre saison. Un match clé pour la survie. J'espère que les joueurs en sont persuadés et que vous verrez un tout autre CBSJ.

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