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"Impératif de gagner"

Paillaugue: "Si on perd, on touche le fond"
Par Rugbyrama

Le 01/10/2009 à 18:55Mis à jour

Depuis sa défaite au Racing-Metro (14-18), Montpellier est relégable. Pas l'idéal au moment de recevoir Toulouse samedi, puis Clermont dans deux semaines. Pourtant, les Héraultais veulent rebondir sur ce premier point ramené de l'extérieur cette saison, comme l'explique l'ouvreur Benoît Paillaugue.

Vous étiez au repos la semaine dernière et faites votre retour dans le groupe ce week-end. Aviez-vous besoin de couper ?

Benoît PAILLAUGUE : Il est vrai que je n'ai pas l'habitude d'enchaîner les matchs de cette façon au plus haut niveau. Je n'imaginais pas à quel point on peut "laisser du jus" tous les week-end alors couper m'a fait énormément de bien. Je suis allé dans ma famille, j'ai pensé à autre chose et je suis complètement ressourcé.

Compte tenu de vos bonnes performances, on parle beaucoup de vous depuis le début de la saison. Comment vivez-vous cette mise sur le devant de la scène ?

B.P. : Je le vis bien. Si on parle de moi, c'est parce que j'enchaîne les matchs et que je suis buteur, mais je suis encore loin du plus haut niveau. Je suis en apprentissage actuellement. Tout ça est agréable bien sûr, mais je garde les pieds sur terre car je suis très bien entouré, que ce soit au club ou dans ma famille.

Cette pression n'est-elle pas difficile à gérer ?

B.P. : Non. Je suis quelqu'un d'assez détaché, qui n'aime pas se mettre la pression. C'est dans ma nature, je suis comme ça. Bien sûr, il y a des matchs avec plus de pression que d'autres, comme ce fut le cas contre Toulon par exemple, mais ça va.

Nous sommes quasiment arrivés au tiers du championnat. Quel bilan peut tirer le MHR ?

B.P. : Le bilan n'est pas bon bien sûr. Nous sommes invaincus à domicile mais nous sommes nuls à l'extérieur. Nous avons ramené notre premier point loin de nos terres le week-end dernier seulement. Toutefois, ça veut dire que nous progressons. Il faut travailler là-dessus, d'autant qu'il n'y aurait rien eu à dire si nous avions gagné au Racing. Nous devons continuer en ce sens parce que, vu nos performances à l'extérieur, nous n'avons pas la moindre marge de manœuvre à domicile. Notre calendrier n'est pas simple puisque nous allons affronter Toulouse et Clermont lors des prochaines semaines, mais il va absolument falloir gagner pour respirer un peu. Nous sommes treizièmes. Ce n'est pas là où nous pensions être au tiers du championnat…

Le match contre le Racing est très paradoxal : malgré votre meilleure performance à l'extérieur de la saison, vous êtes entrés dans la zone rouge. Quels enseignements en tirer ?

B.P. : Le bilan de cette rencontre est positif ! C'est effectivement notre meilleur match à l'extérieur. Nous avons produit du jeu, marqué deux essais et nous étions à deux doigts de gagner. C'est comme ça, nous ne l'avons pas emporté et du coup nous sommes treizièmes. Mais ce championnat est très serré. Il faut nous servir de cette rencontre pour enchaîner, rester invaincus à domicile et franchir un cap.

Que manque-t-il à Montpellier pour enfin s'imposer loin de ses bases ?

B.P. : Si nous le savions… Peut-être nous manque-t-il un peu d'engagement, de détermination. Il faut arriver à se mettre dans la tête que les matchs à l'extérieur sont aussi importants que ceux à domicile. Mais nous sommes sur la bonne voie. Il y a eu une vraie réaction au Racing après le mauvais match contre Bayonne. Souvent, nous jouions 60 minutes et nous nous écroulions. Là, nous avons tenu 80 minutes et sommes passés près de la victoire. Si nous gagnons ce week-end, nous pourrons enfin travailler sereinement.

Julien Tomas, la semaine dernière, parlait d'un manque d'implication de certains joueurs. Qu'en pensez-vous ?

B.P. : Je n'ai rien à dire là-dessus. Personnellement, je pense que tout le monde "s'envoie" aux entraînements et pendant les matchs. Il n'y a aucun souci là-dessus.

Sachant que seulement huit journées sont passées, cette treizième place est-elle anecdotique ou vous a-t-elle "mis un coup" ?

B.P. : Cela nous a mis un coup, c'est sûr. Mais je suis persuadé que nous ne sommes pas à notre place. Il faut que nous réagissions dès samedi, pour tout le monde. Nous voulons revivre des moments comme ceux que nous avons vécus contre Toulon. Nous avions montré du coeur et de l'envie durant ce match, nous avions montré que nous pouvions produire du jeu et mettre en difficulté une grosse équipe. Le bonheur que nous avions ressenti au coup de sifflet final était immense, autant pour nous que pour nos dirigeants ou nos supporters. C'était des moments très forts et nous voulons les revivre. C'est un peu difficile en ce moment...

Les matchs contre Toulouse et Clermont constitueront-ils un tournant pour le MHR selon vous ?

B.P. : Bien sûr. Dès samedi, nous jouerons un tournant de notre saison. Si nous perdons, nous toucherons vraiment le fond. L'écart entre les relégables et les autres pourrait alors devenir très conséquent. Il est impératif de gagner ce match. Nous n'avons pas parlé une fois de défaite cette semaine. C'est inenvisageable. Si on se met à y penser, c'est dramatique.

Quel regard portez-vous sur Toulouse, qui reste sur un match nul à domicile contre le Stade français ?

B.P. : C'est vrai qu'en ce moment, ce n'est pas forcément le Toulouse qu'on connaît mais cela reste une équipe redoutable. Ils ont des grand joueurs partout, devant comme derrière et nous les respectons beaucoup. Il faut sortir LE match de la saison ce week-end.

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