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Clermont en a bavé

Clermont en a bavé
Par Rugbyrama

Le 12/09/2009 à 17:30Mis à jour

Vern Cotter avait raison de craindre le Racing. Clermont a souffert pour venir à bout du promu parisien à Marcel-Michelin. Menée à 10 minutes de la fin, l'ASM s'est finalement imposée (30-22) grâce à trois pénalités de Brock James, la dernière privant le Racing du bonus. Clermont reprend la tête.

Pierre Berbizier et Simon Mannix vont pouvoir ruminer cette défaite face aux Auvergnats, et en particulier le dernier quart d'heure de jeu. En effet, à la 66e, le plaquage sans ballon de Lionel Faure sur l'ailier Vakaola, permettait aux Parisiens de prendre une petite longueur d'avance sur leurs adversaires, en menant 22-21. Mais les Parisiens, victimes de leur indiscipline, signe d'une fin de rencontre passée à repousser les assauts clermontois, allaient laisser échapper la victoire, et pire le point de bonus défensif. En concèdant trois pénalités en dix minutes, dont une capitale puisque synonyme de la perte du bonus, sur la sirène, le Racing donnait le match à Clermont.

Le chat et la souris

Si les deux équipes ne disposaient à l'évidence pas des mêmes armes, aucune ne prenait un ascendant sur la partie. D'ailleurs le match s'enfermait dans un faux rythme, et ne parvenait pas à s'emballer. Le spectacle était décevant en première mi-temps. Clermont dégainait en premier par Fofana, qui inscrivait un essai dès la sixième minute. Les Parisiens ne se laissaient pas assommer par ce coup de massue, et capitalisaient sur le pied de leur ouvreur, l'ancien All Balck, Andrew Mehrtens, qui à la faveur d'un drop et d'une pénalité, ramenait les siens à 7-6 à la 21e.

Si les Parisiens ne montraient pas un visage offensif très dangereux, ils restaient dans la partie en collant au score systématiquement. Et c'est au chat et à la souris que jouaient les deux équipes, aucune n'arrivant à creuser l'écart de façon définitive. Ainsi l'avantage acquis par l'essai de Domingo, s'amenuisait grâce aux drops bien sentis de Fabien Fortassin (30e; 59e), placé à l'arrière.
Le Racing prenait même le score à la reprise, sur un essai de Julien Saubade.

Brock James impérial

Auteur de 20 points sur les trente inscrits par son équipe, une fois encore, l'ouvreur australien aura été l'homme providentiel pour les Jaunards. Si évidemment, l'ASMCA profitait des erreurs, souvent grossières des visiteurs (ils écopent d'ailleurs de deux cartons jaunes pour des gestes d'anti-jeu, et offrent six pénalités à l'artilleur auvergnat), James, toujours aussi régulier dans ses tirs, ne ratait jamais (à une exception près) l'occasion de gonfler le score. Et, en ce sens, les Parisiens ont offert trop de cadeaux à Clermont. Le sort du match aurait pu être différent, si toutefois, les Racingmen avaient mieux gérér leur effort, et surtout s'ils avaient mis plus de rigueur dans leur gestion des moments délicats.
Pressé en seconde période par des Clermontois qui se décidaient à imposer leur rythme sur le match, et qui manifestaient une volonté de jouer en relançant à la main et en jouant les touches rapidement, le Racing était poussé à la faute à de nombreuses reprises. Le combat devant devenait féroce, les deux équipes étaient montées d'un cran dans l'intensité. Mais le Racing, s'il tenait bien le coup par ailleurs, finissait par craquer, et par offrir le match à des Auvergnats, qui aujourd'hui, se sont fait peur.

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