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Clerc : "On sait où on va"

Clerc : "Nous savons où nous allons"
Par Rugbyrama

Le 18/09/2009 à 14:15Mis à jour

Le Vélodrome accueillera dimanche le choc de la 7e journée du Top 14 entre Toulon et Toulouse. Les Toulousains, deuxièmes au classement mais décevants lors de leurs dernières sorties, savent que ce sera "l'un des plus gros matchs de l'année", comme l'affirme l'ailier international Vincent Clerc.

Comment se passe cette semaine de travail avant le choc contre Toulon et après la difficile victoire contre Albi (19-13) ?

Vincent CLERC : C'est une semaine sérieuse mais très appréciable dans le sens où nous avons bien le temps de préparer le match. Lors des deux dernières semaines, nous avons joué trois matchs, un mercredi, un le dimanche suivant puis un autre le samedi. Cela faisait un peu court pour faire les choses correctement. Là, c'est plus confortable. Nous avons le temps de bien nous préparer, sans stress.

Le discours n'a-t-il pas été plus musclé que d'habitude compte tenu de la dernière prestation contre Albi ?

V.C. : Franchement non. Nous savons où nous allons, nous connaissons les ambitions de Toulon et nous sommes conscients qu'il s'agira d'un des plus gros matchs de l'année. Mais il n'y a pas eu de remontée de bretelles particulière. Nous sommes dans la continuation du travail que nous effectuons depuis le début de la saison. Nous manquons encore de cohésion, nous ne nous trouvons pas tout le temps mais c'est dans la normale tout ça pour un début de saison. Nous ne faisons pas une fixation sur ce match contre Albi.

Justement, comment jugez-vous le début de saison du Stade toulousain ?

V.C. : Sur le plan comptable, il est plutôt bon. Sur le plan sportif, nous avons réalisé de bonnes et de moins bonnes mi-temps. Certes, nous n'avons pas encore de match référence avec 80 minutes pleines mais il y a pas mal de motifs de satisfaction tout de même. D'autant que les blessés reviennent peu à peu. Il faut trouver le bon rythme mais nous avons un groupe de 30 joueurs capable d'aller dans le même sens. Il est toujours difficile, de toute façon, d'être au maximum en début de saison.

Quels sont les motifs de satisfaction que vous évoquiez ?

Toulouse a inscrit sept essais pour l'instant alors qu'il en avait marqué treize à la même époque en 2008. Ce manque de réalisme ne vous inquiète-t-il pas ?

V.C. : Pas du tout ! Nous étions fatigués lors des derniers matchs... Il ne nous manque pas grand chose. Quand on voit le match contre Albi, on peut se dire que c'était mauvais au premier abord mais si on regarde dans le détail, on se rend compte que trois essais ont été refusés à la vidéo alors que deux étaient valables. Enfin, sur ces deux essais, les joueurs en question disent avoir aplati... Le score aurait été bien différent au final, d'autant que nous nous sommes créé des occasions durant la partie. Ce n'était pas un mauvais match. Nous avons réussi à ramener un point de bonus défensif de Perpignan et de Clermont et nous avons fait une bonne deuxième mi-temps contre Bayonne. Tout cela est satisfaisant.

Vous aviez perdu au stade Vélodrome l'an dernier contre Toulon (6-14) au terme d'un match décevant. Aurez-vous un sentiment de revanche dimanche ?

V.C. : Pas du tout. Ce n'est qu'un match de championnat. Je n'aurais pas dit la même chose s'il s'agissait d'une demi-finale mais ce n'est pas le cas. Comptablement, nous sommes dans les clous alors tout va bien.

Durant ce match, les Toulonnais vous avaient posé beaucoup de problèmes dans les rucks. Cela a-t-il été un axe de travail cette semaine ?

V.C. : Cette solidité dans les rucks fait partie de leurs qualités, ils sont très fort là-dessus, avec Joe Van Niekerk notamment. Nous le savons alors ce sera à nous de faire l'effort pour passer le moins possible au sol. Et quand ce sera le cas, il faudra être très efficaces. Mais nous avions eu ce problème contre d'autres équipes que Toulon l'an passé. De la même façon, nous avons concédé beaucoup de pénalités sur des turn-over contre Albi. La nouvelle règle privilégie les gratteurs et il est difficile de s'y adapter. Il reste beaucoup de travail.

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