Midi Olympique

CSBJ: L'heure est grave

CSBJ: L'heure est grave
Par Rugbyrama

Le 21/10/2008 à 06:35Mis à jour

Malmenés en Top 14 (12e), les Berjalliens comptaient sur le Challenge européen pour se relancer. Las, la défaite face à Padoue, 28-29, enfonce le club dans ses doutes et ses questionnements. La réaction est attendue et obligatoire. Mais en ont-ils les moy

QUEL AVENIR POUR PIERRE MARTINET?

Le club de Bourgoin, c'est son bébé. Pierre Martinet, président depuis 13 ans du club ciel et grenat, était affecté comme jamais samedi après la défaite de son équipe 29-28 contre le club des Italiens de Padoue. Une semaine avant, il n'avait pas hésité à bloquer trois jours dans son agenda très chargé d'homme d'entreprises pour être du voyage à Bucarest avec les siens. Pourtant, c'est bien lui qui régulièrement, se dit prêt à quitter la présidence, mais il déplore l'absence de repreneurs potentiels. Dix minutes après le couperet, il se montrait lapidaire : "Le rugby, ce n'est pas du cinéma. Les joueurs touchent des salaires de professionnel, mais ils ne remplissent pas leur devoir." Puis au patron du rugby berjallien d'évoquer des comportements à la limite de la faute professionnelle.

LE STAFF EST-IL EN DANGER?

A en croire les déclarations de Pierre Martinet après la défaite face aux Italiens, Eric Catinot et Xavier Péméja ne sont pas en danger. Il leur aura demandé des explications pendant 20 minutes, enfermé dans le vestiaire avec eux juste après la rencontre samedi soir. Mais il assure leur conserver sa confiance. En revanche, il est sûr que certains joueurs ne devraient pas échapper à la remise en question.

MANQUE DE LEADERS

Le vrai-faux retour de Nallet, le départ de Pierre qui a fait suite aux départs de Papé, Chabal et autres... l'effectif berjallien a perdu chaque année au moins un de ses leaders. Cette saison, les renouvellements de contrat ont été assurés et l'hémorragie a été moins grave que les années précédentes. Mais quand on voit sur une pénalité ratée, un Italien seul au milieu de cinq Berjalliens s'emparer du ballon... il y a des raisons de se demander où est l'envie et où sont les leaders. Julien Frier, historique du club, semble avoir compris à quel point la situation est préoccupante. Retenant difficilement ses larmes après ce revers face aux Italiens, il a poussé un vrai coup de gueule (site officiel CSBJ-rugby) : "Nous sommes des irresponsables. Nous faisons une seconde mi-temps catastrophique alors que nous avons toutes les cartes en main pour nous faciliter la tâche. Je crois qu'il va falloir se dire les choses en face parce que là, je commence à en avoir ras le bol. Chacun d'entre nous doit savoir ce qu'il a envie de faire dans ce club, peut-être qu'à partir de là nous pourrons avancer. (...) Ce soir, je me demande si nous avons de l'orgueil, de la fierté." Sera-ce suffisant pour créer l'électrochoc?

LE 12E BUDGET DU TOP 14

Eric Catinot évoquait sur rugbyrama lors de la dernière interview une logique économique. Avec le 12e budget du Top 14 et de gros problèmes de blessés, la tâche ne fait que se compliquer. C'est pourquoi après avoir perdu la manne attribuée pour la grande Coupe d'Europe, Bourgoin peut difficilement espérer la retrouver l'an prochain.

UNE SITUATION SPORTIVE PREOCCUPANTE

Deux victoires sur Mont-de-Marsan et Bucarest. Le tout pour neuf matchs. Le bilan est bien trop maigre. Et la forteresse de Pierre-Rajon a baissé les armes à quatre reprises déjà depuis le début de la saison. Les bonus défensifs pourront faire la différence, mais force est de constater qu'à ce rythme-là, Bourgoin est en grand danger. Le voyage à Montpellier sera crucial à plus d'un titre.

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