Midi Olympique

La guerre psychologique

La guerre psychologique
Par Rugbyrama

Le 06/06/2009 à 11:30Mis à jour

Après une semaine à tenter de faire peser le poids de la finale du Top 14 sur le clan d'en face, les entraîneurs de Clermont et de l'USAP ont décidé de ne pas dévoiler leur quinze de départ. Retour sur une véritable guerre psychologique avec Vern Cotter et Jacques Brunel.

Pas d'équipe, seulement un groupe. Vern Cotter et Jacques Brunel n'ont pas voulu dévoiler leur quinze de départ à un peu plus de vingt-quatre heures du coup d'envoi de cette finale tant attendue. Les deux managers respectifs de Clermont et de Perpignan seront donc allés jusqu'au bout d'une guerre psychologique entamée dès le début de la semaine avec la volonté de faire peser la pression sur les épaules adverses.

En effet, les deux têtes pensantes ont bien relayé le message auprès de leurs troupes. Un message clair et précis : ce sont les autres qui sont favoris. A ce petit jeu-là, tout le monde devient favori ou tout le monde devient outsider. Les arguments des clans sont pourtant recevables. Premier témoin de ce procès d'intention, le jeune pilier Thomas Domingo : "L'Usap propose beaucoup de choses. Sur la saison entière, ils nous ont devancés et montré qu'ils étaient au-dessus du lot. Ce sont eux qui ont l'avantage. Ce sont les favoris." Réponse collective venue d'Aimé-Giral : "Les Clermontois vont disputer leur troisième finale consécutive. Ils ont plus d'expérience et plus l'habitude de ce genre de match." Un discours que l'on retrouvait auprès de nombreux joueurs dont Damien Chouly : "Nous avons finis premiers, mais les résultats des dernières saisons plaident en faveur des Clermontois."

Du côté de l'Auvergne, il n'était pas question de renouveller les erreurs récentes, et notamment la finale 2008 perdue alors que l'ASMCA était donnée largement favorite face à une équipe de Toulouse qui paraissait fatiguée. "Nous avons pris une leçon d'humilité depuis deux ans" se justifiait le talonneur Mario Lesdema pour évoquer cette partie de poker menteur. Côté perpignanais, la volonté de ne pas changer les habitudes prédominait. "Nous sommes habitués à ne pas être favoris" , répétait Jacques Brunel, "mais nous pouvons encore réaliser une surprise."

Cette bataille d'avant-match a donc connu un nouvel épisode ce vendredi. L'annonce des équipes n'a finalement pas eu lieu. "Nous restons dans le flou", a ajouté le manager catalan certainement refroidi par le coup joué par Vern Cotter face à Guy Novès. L'Auvergnat, après avoir écouté la composition du Stade toulousain, n'avait pas voulu donner son équipe. A quelques heures de la finale, les deux équipes ont continué leur guerre des nerfs, alors que finalement "il ne devrait pas y avoir de grandes surprises" selon Brunel. Mais ce petit jeu du chat et de la souris aura permis aux trente acteurs de préparer sereinement cette finale inédite.

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