Midi Olympique

James : "Un gros challenge"

James : "Un gros challenge"
Par Rugbyrama

Le 06/06/2009 à 12:30Mis à jour

Encore auteur d'une remarquable performance en demi-finale contre Toulouse, l'ouvreur australien de Clermont Brock James pourrait passer la barre des mille points en Top 14 en seulement trois saisons. Mais le joueur, qui s'attend à un gros défi, se concentre surtout sur la victoire des siens.

Que représente pour vous cette troisième finale de championnat d'affilée ?

Brock James : A mes yeux, ce n'est pas juste un match pour enfin remporter le Bouclier de Brennus mais plutôt l'aboutissement de toute une saison, de beaucoup d'efforts. Nous n'avions pas bien commencé cette année et notre but a toujours été d'aller au bout, jusqu'au Stade de France.

Ressentez-vous une pression particulière due au contexte historique du club qui a déjà perdu neuf finales de championnat, dont les deux dernières ?

B. J. : Non. Cette donnée est toujours là. C'est l'histoire, le passé du club et nous ne pouvons rien faire pour le changer mais de notre côté, nous ne réfléchissons pas aux années précédentes. Je n'ai pas envie d'en parler. Nous nous contentons de regarder devant nous et de nous focaliser sur notre jeu.

Justement, celui de Clermont a-t-il évolué ?

B. J. : Oui, nous sommes ensemble depuis maintenant trois ans et nous avons grandi. Nous sommes désormais capables de jouer de plusieurs façons différentes.

Il y a trois ans, au moment de votre arrivée à Clermont, vous étiez un inconnu et aujourd'hui, vous êtes considéré comme un des meilleurs à votre poste. Comment expliquez-vous tout ce chemin parcouru ?

B. J. : J'ai eu la chance d'arriver dans ce club au bon moment. Cela a été un peu difficile de s'habituer aux hivers froids en Auvergne mais je le savais en débarquant ici. Je ne regrette absolument pas d'être venu à Clermont. Quand j'ai pris cette décision, j'avais mes raisons. J'ai beaucoup évolué et je pense que tous les joueurs ont besoin d'apprendre de nouvelles façons de jouer pour progresser. J'espère m'être amélioré. C'est normal de grandir avec le temps et surtout d'être en mesure de mieux adapter son jeu en fonction de l'adversaire. Aujourd'hui, avec ma famille, nous sommes très contents d'être là.

Vous n'êtes qu'à six unités de la barre des mille points en Top 14 en seulement trois saisons. La franchir lors de cette finale est-il un objectif particulier ?

B. J. : Je ne le savais même pas ! C'est certain que si nous parvenons à gagner, il y a de grandes chances que je franchisse cette barre. Mais cela ne change pas grand chose pour moi. Au niveau de mes coups de pied, ce sera comme tout autre match, j'essayerai de faire un 100%.

Vous avez souvent été stigmatisé pour vos carences en défense. Comment tentez-vous d'y remédier ?

B. J. : C'est vrai, la défense n'est pas mon point fort. J'essaye d'être meilleur dans ce domaine en faisant beaucoup de plaquages à l'entraînement. J'ai encore besoin de la travailler mais cela ne me plaît toujours pas.

Avez-vous un modèle, une référence au poste d'ouvreur ?

B. J. : Oui, comme pour tous les ouvreurs australiens, Stephen Larkham est un exemple pour moi. Il est resté un cador pendant tellement de temps dans notre pays. Aujourd'hui encore, il n'est pas loin d'être toujours le numéro un dans le monde à son poste.

Il n'y aura pas de duel entre vous et Dan Carter. Regrettez-vous son absence du côté de l'Usap ?

B. J. : Tout le monde a envie de jouer contre celui qui est considéré comme le meilleur ouvreur de la planète. Cela aurait été bien pour moi de se tester contre lui mais je remarque que même en son absence, Perpignan a réussi à réaliser de grands matchs.

Que pensez-vous de cette formation usapiste ?

B. J. : Elle a logiquement fini première de la saison régulière. Elle a un beau pack, une belle défense et ce sera un gros challenge pour nous.

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