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Hernandez, le tour final?

Hernandez, le tour final?
Par Rugbyrama

Le 05/06/2007 à 11:40Mis à jour

Décevant face à Biarritz, le magicien argentin du Stade Français, Juan Martin Hernandez, tentera de sortir un nouveau tour en finale. Avant de quitter Paris? L'hypothèse n'est pas absurde.

On l'attendait tellement. Trop, peut-être. Juan Martin Hernandez devait être la grande vedette de la demi-finale face à Biarritz. Il a failli en être le héros... malheureux. Pas toujours inspiré dans ses choix, comme ces tentatives de drops très aléatoires, l'Argentin du Stade Français a également commis quelques fautes de main inhabituelles pour lui. Puis vint ce carton jaune en seconde période pour une faute sur Sireli Bobo, pris sans ballon à deux mètres de la ligne d'essai, qui aurait pu coûter si cher aux hommes de Fabien Galthié. Mis au supplice pendant 10 minutes, les Parisiens ont tenu. Ils devaient bien ça à leur chef d'orchestre.

Les passages à vides du magicien sont trop épisodiques pour lui en tenir rigueur. D'une certaine manière, en s'arrachant pour ne pas craquer sous la pression biarrote, Paris a rendu à Hernandez ce que ce dernier lui a si souvent apporté. Pour certains, il est aujourd'hui le meilleur joueur de la planète. Le meilleur, peut-être pas, mais le plus enthousiasmant, sans doute. Le plus créatif, aussi. Hernandez est un des derniers artistes d'un jeu qui prône désormais davantage le contact que l'évitement. Comme tous les joueurs d'exception, il est capable de gestes qui n'appartiennent qu'à lui.

La tentation Leicester

Henry Broncan est un des derniers à être tombé sous le charme du Puma. Le nouveau manager d'Agen a pourtant vu le SUA enterré par Hernandez à Armandie voilà dix jours mais il n'avait pas le coeur à lui en vouloir. "Il y avait un ouvreur international sur le terrain, mais il n'était pas français. J'avais vu à la télé que c'était un jouer formidable, je sais maintenant que c'est un extra-terrestre", a-t-il confié. C'est cet Hernandez là, plutôt que celui de Chaban-Delmas, que Paris espère voir au Stade de France samedi. A vrai dire, on ne le voit pas passer au travers deux fois de suite.

Qu'il soit aligné en 10, comme lors de ses deux dernières sorties, ou à l'arrière, comme ce fut le plus souvent le cas cette saison, il sera l'homme de toute façon à surveiller pour Clermont. Au bout, peut-être un deuxième titre pour lui, après celui conquis en 2004. Pour lui, ce sera, peut-être, le bout de l'aventure parisienne. Même s'il est sous contrat avec le club de la capitale jusqu'en 2009, Juan Hernandez fait en effet l'objet de la convoitise de Leicester. Tout en bottant en touche, ni l'intéressé ni Max Guazzini n'ont écarté l'éventualité d'un départ en fin de saison.

Pas franchement une question d'argent, non. Plutôt des raisons personnelles et une d'ordre sportif, qui pèse très lourd. Le champion d'Angleterre est ainsi prêt à lui offrir ce que Fabien Galthié n'a jamais pu lui garantir depuis son arrivée il y a quatre ans: une place de titulaire à l'ouverture, comme en sélection. Mais nous n'en sommes pas là. Pour l'instant, Hernandez est à Paris. Et si jamais il devait partir, autant que ce soit par la grande porte. Sur un dernier tour.

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