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Piqueronies : "L’environnement idéal pour que le groupe tire la quintessence de son potentiel"

Piqueronies : "L’environnement idéal pour que le groupe tire la quintessence de son potentiel"
Par Rugbyrama

Le 30/05/2021 à 10:46Mis à jour

TOP 14 - Sèchement battue par La Rochelle (51-27), la Section Paloise se voit désormais reléguée à quatre points de Bayonne, avant la 26e et dernière journée de la phase régulière. Pas de quoi cependant entamer la confiance du manager Sébastien Piqueronies, présent en conférence de presse. Quitte à passer par le barrage pour sauver la peau du club béarnais.

Estimez-vous le score lourd au regard de la prestation de vos joueurs ?

J’ai vu une très belle équipe de La Rochelle, ça c’est sûr. On a vu l’écart de précision, et de justesse technique aussi, qui nous sépare, sur différentes phases, d’équipes de ce niveau-là. C’est dur mais on est lucide, vis-à-vis de cet écart.

C’est à l’image de votre saison, non ? Vous marquez beaucoup de points mais vous en encaissez beaucoup plus…

Exactement. C’est un sport d’opposition où le différentiel est important. Aujourd’hui, on est effectivement capable de marquer des points mais malheureusement capable, trop souvent, d’en prendre beaucoup. Mais au-delà du fait d’en prendre beaucoup, je pense surtout qu’on en prend trop facilement.

Qu’est-ce qui vous a plus gêné, ce samedi ?

Ce qui me gêne, c’est les imprécisions techniques qui font que, assez gratuitement ou avec très peu de dépense d’énergie, on permet à nos adversaires du jour – même s’ils sont excellents, on ne va pas leur enlever ça – de se mettre dans des opportunités de marquer.

Vous parliez avant le match d’évaluation face à cette équipe. Qu’en retirez-vous ?

Je conteste que Pau était 13e avant le match. On reste 13e. On joue une équipe qui se trouve sur le haut du tableau européen. Voilà, aujourd’hui il y a de l’écart mais n’importe quel averti, sans être initié de rugby, aurait pu s’imaginer qu’il y avait de l’écart entre un potentiel 1er et un 13e. C’est vérifié aujourd’hui. Quand on est compétiteur et quand on travaille dans cet environnement, il ne faut pas avoir peur de la confrontation, de l’évaluation et de se situer. Ça nous donne énormément d’axes de travail. Surtout, ça nous conforte sur ce qu’il nous faut continuer de travailler. Et, surtout, sur la confiance absolue à avoir dans la qualité du travail à venir.

Tout va se jouer sur la dernière journée, et cette réception de Montpellier, pour éviter ce barrage…

C’était prévisible. C’était le plan depuis plusieurs semaines. Ce plan s’affine, se confirme et devient encore un peu plus à suspense avec ce point bayonnais. Tant mieux pour le rugby et les spectateurs. En tout cas, ça ne change rien pour nous dans l’optique de préparer ce match-là pour le gagner. A voir s’il faudra en gagner un autre en suivant, ou pas. Notre planning, dès début mai, était précis. Il incluait le 12 juin (match de barrage face au finaliste de Pro D2, NDLR). Maintenant, on part sur une dynamique de quinze jours, maximum, sur laquelle il va falloir qu’on se récompense absolument et qu’on soit efficace sur absolument tout ce que l’on entreprend.

" J’ai l’intime conviction que l’on va commencer à capitaliser tout le travail que l’on entreprend. Ce groupe doit être au pied du mur. Uniquement face à ses responsabilités. "

Pression maximale ?

Je ne sais pas. Il est évident qu’on va jouer dans un environnement hostile. Il va falloir que l’on soit très soudés, très sûrs de nos forces et très certains de dominer ce que l’on entreprend.

Un mois après votre arrivée, vous vous apprêtez à vivre la semaine la plus importante de l’histoire récente du club. Comment compter vous l’aborder ? Est-ce pesant ?

Comme je l’ai dit quand je suis arrivé, j’ai découvert un groupe avec beaucoup d’énergie, de jeunesse, d’enthousiasme, d’expérience. Un groupe avec lequel je vis quotidiennement et, pour ne rien vous cacher, je me sens plutôt dans la continuité. J’ai l’impression que la semaine va être essentiellement une semaine de continuité. Dans laquelle j’ai l’intime conviction que l’on va commencer à capitaliser tout le travail que l’on entreprend. Ce groupe doit être au pied du mur. Uniquement face à ses responsabilités. C’est peut-être l’environnement idéal pour qu’il tire la quintessence de son potentiel.

La " gestion des émotions " faisait partie des phrases clés avant le match. Quel constat, après coup ?

Les émotions ont été gérées avec beaucoup de détermination. Parce qu’il y a eu beaucoup de coaching, de rotations. Le leadership a été homogène sur tout le match. Maintenant, les deux équipes ont beaucoup scoré donc émotionnellement, ça a fluctué énormément. À nous de bien débriefer ce qu’on vécu les garçons et d’en tirer des enseignements, des certitudes et surtout de l’expérience.

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