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Un bilan dévastateur

Bleus: Un bilan dévastateur
Par Rugbyrama

Le 29/11/2010 à 16:01Mis à jour Le 30/11/2010 à 14:19

Après cette tournée d'automne, l'heure du bilan a sonné pour l'équipe de France. Avec deux victoires et une défaite, les certitudes sont peu nombreuses dans le camp tricolore. La fessée reçue par les Australiens au Stade de France a remis la bande de Marc Lièvremont devant un mur d'interrogations.

L'année 2010 s'est terminée sur une fausse note majeure. Le genre d'accrocs qui remet en cause l'ensemble de la partition. Et cette tournée d'automne, censée apporter des enseignements précieux à moins d'un an de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, relève aujourd'hui du fiasco. Pourquoi les inquiétudes sont aussi grandes ? Voici quelques éléments de réponse...

. 81 joueurs pour quel groupe ?

Alors que l'échéance se rapproche, les incertitudes sont de plus en plus nombreuses sur la composition du groupe France pour le prochain Mondial. Le staff tricolore n'a jamais cessé d'essayer de nouveaux joueurs en laissant plus ou moins leur chance à certains. Des titulaires et même remplaçants du match à Nantes face aux Fidji peuvent en témoigner. Un incessant roulement qui n'a pas permis de dégager un semblant d'équipe titulaire notamment au niveau des lignes arrières car les choses semblent mieux définies en ce qui concerne les avants. Mais après les trois matchs de novembre, les équations offensives du XV de France comportent de plus en plus d'inconnues : qui au poste d'ouvreur ? Quelle association au centre ? Qui à l'arrière ? Qui aux ailes ? Seul Jauzion, malgré sa prestation décevante face aux Wallabies, est aujourd'hui indispensable. Six postes sur sept possibles sont donc encore à pourvoir.

. Un jeu à définir

En se concentrant à trouver des hommes, les entraîneurs tricolores ont délaissé l'élaboration d'un système de jeu clair et précis. La puissance de la mêlée et l'agressivité défensive avaient été les clés du Grand chelem à l'hiver dernier. Ce n'est pas suffisant pour exister face aux grandes nations du Sud. L'Afrique du Sud en juin et l'Australie l'ont rappelé aux Bleus. Si Marc Lièvremont insiste à chaque conférence de presse sur sa volonté de tendre vers un jeu total, les faits lui sont contradictoires. Déjà face à l'Argentine à Montpellier, les Français avaient démontré leur faiblesse dans la transformation du jeu alors que leur domination était nette dans le premier acte. Quelques lancements de jeu ont donné satisfaction au staff mais ils ont été vains, tant la redistribution est apparue aléatoire après deux ou trois temps de jeu.

. Une attaque en berne

En raison des roulements incessants au sein du quinze titulaire et d'un projet de jeu encore mal défini, l'équipe de France manque cruellement de repères. Les approximations sont légions et ne permettent pas à l'attaque tricolore de trouver des solutions. Le secteur offensif des Bleus a été d'une grande faiblesse lors de cette tournée avec seulement quatre essais inscrits en trois rencontres. Surtout, deux ont été inscrits grâce à la mêlée tricolore (deux essais de pénalité) et un autre a été marqué suite à une bévue de Nalaga dans son en-but. Pour trouver une passe sur un essai français, il faut se contenter de celui de Maxime Médard face aux Fidji.

. Un staff dans la tourmente

Après la fessée reçue face à l'Australie, le staff de l'équipe de France est forcément pointé du doigt. Sa gestion humaine d'un groupe, ses choix sportifs et enfin ses explications pour analyser les différentes prestations de cet automne laissent perplexe. Après une tournée estivale catastrophique où le staff avait clairement remis en cause la motivation des joueurs, Marc Lièvremont, Emile Ntamack et Didier Retière sont maintenant confrontés à leurs propres doutes comme le confiait l'ancien ailier international ce dimanche : "C'est difficile parce qu'on est en retard et on se demande comment rattraper ce retard. Les joueurs te regardent et te demandent comment faire mais toi, tu les regardes à ton tour et tu n'en sais rien". L'incompréhension entre le staff et les joueurs s'accentue et une réunion a eu lieu ce dimanche pour essayer de comprendre ce début de cassure. Des choses ont été dites et Emile Ntamack a proposé sa démission mais l'entrevue ne s'est pas soldée par du concret.

. Une seule certitude : la conquête

Seul point positif de cette tournée, le bon comportement des tricolores en conquête. La mêlée, mais aussi la touche, ont surnagé. Malheureusement, si ces deux secteurs sont suffisants pour exister face aux nations du Nord, ils n'ont pas pu éviter le naufrage français face aux Australiens, démontrant que les meilleures équipes du monde ne se construisaient pas sur un seul secteur performant.

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