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Peuvent-ils se relever ?

Bleus : Peuvent-ils se relever ?
Par Rugbyrama

Le 28/11/2010 à 19:37Mis à jour Le 29/11/2010 à 09:28

Huit mois après le grand chelem et neuf mois avant la Coupe du monde, les Bleus ont violemment été ramenés à la réalité samedi en encaissant une très lourde défaite au Stade de France face aux Wallabies (16-59). Le fossé avec les nations du sud est encore immense. Pourra-t-il être comblé à temps ?

"C'est un collectif qui a échoué et c'est ce collectif qui doit analyser cette prestation. A un an de la Coupe du monde, il faut se rendre à l'évidence : il y a vraiment du retard par rapport à ces grandes nations". Damien Traille n'y va pas par quatre chemins quand il s'agit d'évaluer le fossé qui sépare encore les Bleus des pays de l'hémisphère sud. Mais comment pourrait-il faire autrement ? A neuf mois de la Coupe du monde, le XV de France est à mille lieux du niveau requis pour rivaliser avec les meilleurs.

Ce qui inquiète, c'est que son retard semble s'accentuer. En témoigne cet enchaînement cuisant de trois records en cinq mois, qui ont vu les Tricolores encaisser les plus grosses défaites de leur histoire en Afrique du Sud (17-42), en Argentine (13-43) et contre l'Australie (59-16). Pire : ils n'avaient jamais pris 59 points sur leur sol avant ce sombre match contre les Wallabies. "Nous avons du mal à rivaliser avec les meilleurs, concède Sébastien Chabal. L'équipe de France, c'est juste un gros coup réussi de temps en temps. Maintenant, il faut commencer à être réguliers".

Peu de certitudes

La dernière fois que les Bleus ont remporté trois tests d'affilée remonte à cinq ans maintenant. Et le problème, c'est que les Français n'ont pas semblé avoir véritablement progressé en trois ans de travail sous l'égide du trio Lièvremont-Retière-Ntamack. Quelles sont les certitudes aujourd'hui ? "La conquête", répond Marc Lièvremont, s'interrogeant néanmoins sur une dépendance de son paquet d'avants à William Servat. Mais en ce qui concerne son jeu, les postes clé ou son niveau de performances, cette équipe possède peu de certitudes. Il y a un an, le revers contre les All Blacks à Marseille (12-39) avait été moins marquant. "Nous avions réussi à tirer beaucoup de choses positives de cette rencontre, là, c'est impossible", déplore Lièvremont.

Remise en question

Alors voilà, les Bleus sont en retard. Terriblement. Et le staff, qui n'a pas de solutions pour l'instant, n'arrive pas à aller au-delà de cet impitoyable constat. "C'est difficile, admet Emile Ntamack. Les joueurs te regardent et te demandent comment faire mais toi, tu les regardes à ton tour et tu n'en sais rien." Lièvremont a beau rester "convaincu que le groupe travaille comme il faut, dans le management, la gestion du groupe, la préparation des séances, la stratégie", quelque chose doit changer. Ntamack, notamment, a confié avoir besoin de "prendre un peu de recul".

La remise en question se révèle, plus que jamais, vitale. Et les Bleus misent beaucoup sur les deux mois de préparation avant le Mondial pour travailler en profondeur et trouver des certitudes. Ne sera-ce alors pas trop tard ? Les joueurs, bien sûr, veulent croire que non. "Il ne faut pas oublier notre grand chelem et nos deux victoires, témoigne Fulgence Ouedraogo. A un an de la Coupe du monde, cette gifle va peut-être nous permettre de nous resserrer, d'apprendre, de rester soudés et de travailler pour que ça n'ait plus jamais lieu". Les Français n'avaient-ils pas éliminé les All Blacks en quart de finale de la Coupe du monde un an après avoir été laminés à Lyon (47-3) ? Mais c'était, encore, un exploit. Qu'ils n'avaient pas su confirmer en demi-finale. Sacrés Français...

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