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L'heure du changement ?

Bleus : L'heure du changement ?
Par Rugbyrama

Le 29/11/2010 à 15:28Mis à jour Le 29/11/2010 à 15:49

Le rugby français, qui a vécu l'une des pages les plus sombres de son histoire samedi contre l'Australie (16-59) au Stade de France, est à la croisée des chemins. A un peu moins de dix mois de la Coupe du monde, la question d'un changement de staff se pose. Jusque chez les joueurs semble-t-il.

Faut-il virer ce staff ? La question qui fâche est posée par Midi Olympique ce lundi. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle le méritait. Après trois défaites historiques en cinq mois (en Afrique du Sud, en Argentine et contre l'Australie) et à un peu moins de dix mois du Mondial, un électrochoc semble indispensable. Depuis de longs mois déjà, le rugby français souffre et le grand chelem acquis en mars dernier (avec un fond de jeu dérisoire) n'a fait que cacher le mal qui s'étend.

Ntamack propose sa démission

Après trois ans et 81 joueurs utilisés, le triumvirat Lièvremont-Retière-Ntamack se trouve aujourd'hui au centre de la tempête. Et ce malgré le "soutien" affiché par la FFR et son président Pierre Camou, qui n'a jamais pensé se séparer d'eux. Mais on leur demande des comptes. Et des solutions surtout. Le souci, c'est qu'ils n'en ont a pas comme ils l'ont avoué dimanche en conférence de presse. "Pour les entraîneurs, "ne pas savoir comment faire" n'est pas une réponse, déplore l'ancien capitaine du XV de France Raphaël Ibanez dans Midi Olympique, qui estime toutefois qu'ils doivent rester. Ils ne doivent pas renoncer. Alors il faut s'engager, y croire, y aller à fond."

Mais y croient-ils vraiment ? Si Marc Lièvremont a garanti son "envie de se (me) battre", il n'en est pas de même pour Emile Ntamack, qui a affirmé à la presse dimanche matin avoir "besoin de prendre du recul". Selon Midol, l'ancien international serait allé plus loin lors du débriefing organisé avec les joueurs le midi. Il a, à mots couverts, proposé sa démission : "Je ne sais pas si nous sommes faits pour travailler ensemble, a-t-il déclaré. Si vous ne voulez plus de moi, il faut le dire." Ce à quoi personne n'a répondu visiblement.

"Jamais rassurés dans le collectif"

C'est que les joueurs aussi se posent des questions. Ils l'ont dit au staff lors de cette réunion, évoquant notamment leur difficulté à appréhender le système de jeu et un contenu insuffisant aux entraînements. Ils ne vont pas jusqu'à réclamer leurs têtes mais ils pointent de réels problèmes de communication avec leurs coachs. "Nous n'avons jamais été rassurés dans le collectif et au niveau international, ça ne peut pas suffire, explique l'un d'eux en "off" dans Midi Olympique. On pouvait penser que les choses allaient changer cet automne mais les entraînements ont été quasiment les mêmes."

Au soir de la déroute australienne, Sébastien Chabal avait demandé à ce que le groupe et les entraîneurs se parlent. "Il va falloir se dire les choses et il y a beaucoup à dire, avait-il déclaré. Il va falloir voir où on veut aller et comment on veut y aller. Notre force c'est qu'on est un groupe, on est tous dans le même bateau, staff et joueurs". Maintenant que ces choses ont été dites, il va aussi falloir que tout le monde assume.

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