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Après la pluie, l'ennui

Par Rugbyrama
Le | Mis à jour

La France a vaincu sa bête noire, l'Argentine, ce samedi à La Mosson, 15-9. Dans un match sans essai et sans flamboyance, les Bleus ont souffert et dû s'appuyer sur leur conquête, leur défense et la botte de Morgan Parra pour l'emporter. Mais ils ont montré des lacunes dans le secteur offensif.

Ils tiennent leur revanche, même si elle fut loin d'être éclatante. Les Bleus sont venus à bout de l'Argentine ce samedi à Montpellier. Face à leurs derniers bourreaux, ils se sont appliqués à rester disciplinés. Pénalisés seulement à cinq reprises, ils se sont ensuite appuyés sur les fautes adverses (13) pour garder le contrôle de la rencontre et s'imposer par une marge insuffisante pour parler de triompher (15-9).

Mais cette équipe de France, solide en conquête et en place défensivement, n'a jamais trouvé de solutions pour prendre à revers les Pumas qui se sont concentrés à couper les extérieurs. Et malgré la puissance affichée au niveau du triangle 10-12-13, les Tricolores se sont heurtés à un mur au centre du terrain, notamment en raison d'un Damien Traille peu imaginatif dans son rôle de chef d'orchestre. Aurélien Rougerie franchissait une seule fois pendant le premier acte mais il manquait de soutien et sa course de quarante mètres restait vaine. Face à des Argentins toujours aussi doués pour imposer le rythme qu'ils souhaitent à un match, les occasions d'essais pour les Français étaient bien maigres. Un manque de solutions offensives criant et symbolisé par le choix du capitaine Thierry Dusautoir à la 32e minute. Après plusieurs mêlées à cinq mètres de l'en-but argentin, le troisième ligne toulousain décidait de tenter la pénalité. Cette fois-ci, la pluie, qui avait servi d'excuse à Nantes, n'était pas là pour justifier le manque d'ambition des Français.

Important mais pas emballant

En deuxième période, les occasions d'essais se résumaient à un départ d'Imanol Harinordoquy après avoir récupéré le ballon sur une mêlée en faveur des Argentins. Le troisième ligne de Biarritz négociait mal le deux contre un qu'il avait à jouer avec Marc Andreu. C'était bien la seule fois où le public de la Mosson devait se lever sur une offensive française. Et les quelques sifflets au coup de sifflet final n'étaient pas neutres même s'il ne faut pas oublier que la ligne d'attaque était une nouvelle fois expérimentale.

Bien sûr, les Bleus pouvaient se rassurer par leur faculté à gagner leurs duels face à des Argentins qui les avaient châtiés au mois de juin mais la copie offensive restait bien pauvre au terme de 80 minutes où Morgan Parra (quatre pénalités) et Damien Traille (un drop) se sont chargés de sanctionner l'indiscipline des Pumas. Personne ne devrait bomber le torse dans le camp français surtout avant d'affronter l'Australie au Stade de France. La seule équipe que Marc Lièvremont n'a toujours pas battu depuis son arrivée à la tête de la sélection.