• Test-Match - Marcus Smith
    Test-Match - Marcus Smith

L’Angleterre revient de loin pour arracher le nul face aux All Blacks

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AUTUMN NATIONS SERIES – C’est un match qui fera surement date entre l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande avec un résultat nul (25-25), à Twickenham, dans une partie longtemps dominée par les All Blacks mais qui a vu le XV de la Rose revenir dans les derniers instants. Les fautes auront été nombreuses mais l’on aura aussi vu du jeu et un scénario fou.

QUEL MATCH ! Car c’est bien le scénario qu’il faudra retenir et l’intensité d’une partie pourtant marquée par un très grand nombre de fautes (quasiment 30 ce qui est rarissime à ce niveau !). Un match assez fou et conclu par des sifflets… ceux d’un public de Twickenham pourtant réveillé de sa léthargie par un final rocambolesque. Mais une attitude faisant suite au choix de Marcus Smith de taper en touche à la réception d’un renvoi, alors que les Anglais venaient de marquer trois essais et qu’ils pouvaient encore croire à la victoire.

Mené 6-25 à la 71e minute suite au drop de Beauden Barrett, le XV de la Rose s’est ensuite accroché à un exploit de son ouvreur – justement – venu provoquer l’électrochoc. Et provoquer le carton jaune contre l’arrière des Blacks, ainsi que l’essai de Will Stuart en force (72e, 11-25). Mais Smith, acteur-héros-décrié de ce final, a manqué ensuite une transformation importante… Pour autant, c’était sans compter une action de grande classe qui fera date, une relance "du bout du monde" faite de passes, de mouvements et de différences individuelles et collectives jusqu’au saut de Freddie Steward derrière la ligne pour un essai de légende (74e, 16-25). Cette fois, Smith transforme et parvient à regagner le soutien de tout un stade.

Un Twickenham en ébullition au moment où Stuart réalise le doublé, toujours en force pour la finition, après un ballon orienté sur les extérieurs par les Anglais, à la réception d’un jeu au pied de Perenara. Et c’est une égalisation que Smith est allé trouver de son pied, sur le fil (80e, 25-25). Mais qui laisse tout un stade, tous les observateurs, sur leur fin au regard de cet incroyable come-back avec ces trois essais marqués en moins de 10 minutes par les hommes d’Eddie Jones, longtemps en échec, et suivis d’un choix frustrant.

Les All Blacks ont pourtant démarré très fort !

Dans une partie rude et intense, la Nouvelle-Zélande avait rapidement pris le dessus. Tout d’abord par l’intermédiaire de Dalton Papali’i venu intercepter une passe de Jack van Poortvliet (4e) – le demi de mêlée anglais qui aura connu une soirée difficile. Puis c’est Codie Taylor qui a vite fait le break sur un ballon porté après un choix fort de jouer une pénaltouche (9e). Le troisième essai était même tout proche pour Rieko Ioane, finalement coupable d’une prise au coup (18e). Les All Blacks n’ont ensuite pas eu le même réalisme, malgré une domination. Caractérisée au retour des vestiaires par la réalisation de Ioane, d’une course tranchante dans le couloir, après un jeu au pied de Barrett pour un changement de côté bien senti depuis ses 22m (50e, 6-22).

Ce choc, ce sommet, débouche ainsi sur le deuxième nul de l’histoire entre les deux nations qui se retrouvaient pour la première fois depuis la demi-finale de Coupe du Monde au Japon en 2019, remportée par l’Angleterre. Et l’arbitre français, Mathieu Raynal, aura été un autre acteur de cette partie au regard du grand nombre de fautes signalées, lui qui a remplacé au pied levé l’Australien Nic Berry qui a dû renoncer à diriger cette rencontre pour raison personnelle.