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Médard : "Avant le match, tout était un peu flou"

Médard : "Avant le match, tout était un peu flou"

Le 18/08/2019 à 10:19Mis à jour Le 18/08/2019 à 10:26

TEST MATCH - Auteur de son premier doublé depuis plus de dix ans en équipe de France, l’arrière du Stade toulousain revient avec franchise sur les doutes qui entouraient les Bleus avant ce premier match de préparation, dont le contenu s’avère plus que satisfaisant même s’il doit être relativisé.

Rugbyrama : Vous avez inscrit votre premier doublé en bleu depuis... 2009, et un match en Italie (50-8). Vous vieillissez plutôt bien...

Maxime Médard : Je fais de la résistance ! (rires) Non, sérieusement, ce n’est jamais anecdotique de marquer, encore moins un doublé, car cela ne m’était en effet plus arrivé depuis bien longtemps… Pour moi, rien que le fait de marquer en équipe de France remontait un peu (exactement à 2016 lors d’une victoire contre l’Irlande, 10-9, NDLR). Mais au-delà de ça, ce qui m’a plu, c’est le sérieux dont l’équipe a fait preuve et a su construire son match, en alternant bien les zones de jeu, en sortant proprement de son camp… Et physiquement, même si on a été un peu dans le dur autour de la 30e et de la 70e, on a réussi à garder nos structures et notre calme à des moments où le match aurait pu partir dans tous les sens.

Dans quel état d’esprit vous trouviez-vous avant de pénétrer sur la pelouse ?

M.M. : Honnêtement, avant le match, tout était un peu flou pour nous. On a passé une semaine… (il marque une pause) On s’est parfois un peu embrouillés à l’entraînement, on s’est mis dans la difficulté. Ce n’était pas la grande équipe d’Écosse en face, mais quand même, on ne savait pas trop comment se situer, comment nous aurions digéré la préparation physique. Il y avait beaucoup d’inconnues.

Ce qui a frappé, du haut des tribunes, c’est la volonté de tous les joueurs de se mettre au service du collectif, dans un contexte qui n’est jamais très évident avant ne Coupe du monde...

M.M. : À ce jeu, ce qui est important est de bien jouer ensemble. Mais on sait en effet que dans ces moments-là, c’est parfois un peu difficile de se mettre au service de l’équipe, car tout le monde peut avoir tendance à vouloir marquer des points en vue de la liste définitive. Et c’est vrai que ce qui a été bien, contre l’Écosse, c’est que les joueurs n’ont pas eu cette idée en tête.

Dans quel secteur pensez-vous avoir le plus progressé depuis le dernier Tournoi ?

M.M. : Je me répète un peu, mais rien que sur une chose toute simple comme les sorties de camp où nous n’étions pas performants, il y a eu beaucoup de très bonnes choses de réalisées. On connaît bien cette statistique qui veut qu’après un coup d’envoi de l’adversaire, on se met en danger d’encaisser un essai si on ne parvient pas à se dégager au moins au-delà des quarante mètres. Et là, on s’est bien appliqué à ne pas donner d’occasions faciles à nos adversaires.

Au final, la seule réserve à apporter à votre succès ne vient-elle pas de la relative faiblesse de votre adversaire, chez qui nombre de titulaires n’étaient pas là et effectueront leur retour la semaine prochaine ?

M.M. : Il faut continuer à travailler, mais ça reste de bon augure parce que cette victoire engendre une bonne dynamique. Par exemple, ceux qui seront sélectionnés le week-end prochain voudront se mettre à la hauteur ce ceux qui ont joué samedi, et ça, c’est intéressant pour le groupe.

Avez-vous malgré tout le souvenir dans un passé récent d’un match où le XV de France avait réussi à maîtriser autant son sujet ?

M.M. : (il corrige) À se montrer aussi constant, surtout… Ces derniers temps, on parvenait parfois à réaliser des premières mi-temps de très bon niveau, mais jamais à maintenir ce niveau de performance. Là, on a enfin réussi 80 minutes pleines, et cela faisait effectivement très longtemps. Après, ce n’était qu’un match amical, et ce n’est pas franchement comparable à un match du Tournoi ou de Coupe du monde. Il ne faut pas s’enflammer par rapport à ça.

Vous parliez de maîtrise tout à l’heure. Cela peut paraître dérisoire mais ce qui a également frappé, au-delà des 80 minutes, c’est la qualité de l’échauffement et du protocole d’avant-match du XV de France, où les choses semblaient beaucoup plus maîtrisées et calibrées que lors du dernier Tournoi...

M.M. : À haut niveau, tous ces détails comptent, et toutes les grandes nations l’ont compris depuis longtemps. Nous, on ne peut qu’essayer de s’en rapprocher.

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