Lauret : "Mon histoire avec les Bleus a toujours été faite de hauts et de bas"

  • Wenceslas Lauret (France)
    Wenceslas Lauret (France)
Publié le
Partager :

TEST MATCH - Au cœur d’une troisième ligne sur un siège éjectable dans l’optique de la liste définitive de Jacques Brunel, le flanker du Racing aura été, comme à son habitude, de tous les combats dans les rucks contre l’Italie. Suffisant pour conserver sa place dans l’avion pour le Japon ?

Rugbyrama : Quel est votre sentiment à l’issue de ce succès sur l’Italie ?

Wenceslas Lauret : L’objectif premier de ce match était la victoire, si possible avec la manière. Si on regarde le score, au moins, cet objectif est rempli… Après, il y a bien sûr eu quelques approximations, de l’indiscipline. C’est quelque chose sur quoi il faudra travailler, car on ne pourra pas se permettre ça contre l’Argentine. Mais au moins, la bonne nouvelle, c’est à qu’à 13 contre 15 on a répondu présent au niveau de la solidarité. On a fait bloc, réussi à ne pas prendre de point, et même à marquer. On s’est parlé, en se focalisant sur des choses simples pour retrouver le fil du match. Ça, c’est intéressant.

Cette indiscipline peut-elle être attribuée au contexte particulier dans lequel certains joueurs évoluaient lors de ce match, qui a pu déboucher sur un excès d’engagement ?

W.L. : Oui et non… Non, parce que quand on est joueur de haut niveau, il faut savoir se contrôler. Et oui, parce qu’on avait quand même à cœur de réaliser un gros match devant, face à des Italiens dont on se doutait qu’ils allaient chercher à nous embêter dans le combat et le jeu au sol. C’est un secteur que nous avions beaucoup travaillé dans la semaine, afin d’arriver avec un supplément d’âme, d’agressivité et de réactivité. Et c’est vrai qu’à certaines reprises, on a perdu le contrôle…

C’était votre seule occasion de vous montrer sur le terrain durant cette période de préparation, avec une énorme concurrence à votre poste...

W.L. : Si j’ai raté les premiers matchs, c’est à cause d’une blessure. J’avais à cœur de jouer plus durant cette préparation, malheureusement ça n’a pas pu être le cas. Je suis en tout cas content d’avoir pu participer à cette victoire qui nous permet de bien clôturer cette préparation, après ces deux mois où nous avons énormément travaillé.

On imagine que l’attente de la liste définitive lundi soir sera assez insoutenable..

W.L. : On aimerait partir à 37, malheureusement il n’y aura que 31 heureux, ça fait partie du jeu. On a noué des liens, on sait qu’il y aura des déçus, et on ne sait pas qui ce sera… (il marque une pause) En ce qui me concerne, j’ai toujours eu une histoire faite de hauts et de bas avec l’équipe de France. Je suis allé chercher le plus loin possible pour disputer ce Mondial au Japon. Si je n’y suis pas cette fois-ci, je ferai tout pour revenir en équipe de France ! Même si pour jouer une Coupe du monde, ça risque d’être compliqué… (sourire)

L’équipe de France a joué ce match devant un stade de France historiquement vide… Avez-vous évoqué ce sujet, entre joueurs ?

W.L. : On est bien placé pour savoir que ces derniers temps, l’équipe de France a eu du mal à remplir les stades. L’affluence est toujours liée au jeu et aux résultats, on le sait bien, et on est les premiers à le regretter. Mais on a à cœur de montrer autre chose à notre public, de regagner ses faveurs. Et pour y parvenir, l’équipe de France doit réaliser un bon parcours au Japon.

Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?