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L’antisèche : Docteur Jekyll et Mister Hyde

L’antisèche : Docteur Jekyll et Mister Hyde
Par Rugbyrama

Le 24/08/2019 à 17:24Mis à jour Le 25/08/2019 à 13:05

TEST MATCH - À un mois du début de la Coupe du monde, le XV de France s’est incliné cet après-midi en Écosse. Intéressants en première période, les Bleus ont été l’ombre d’eux-mêmes en seconde, et s’inclinent 17-14.

Le match : Une mi-temps chacun

Pour affronter l’Écosse à Murrayfield dans l’acte II, les Bleus n’ont changé que cinq joueurs, alors que Greg Townsend, a chamboulé son XV de départ, avec quatorze changements par rapport à la défaite à Nice la semaine passée. Le XV de France n’est pas parvenu à rééditer sa belle prestation d’il y a sept jours. Dans un premier acte très haché par les maladresses techniques de part et d’autre, le XV de France n’a pas tardé à se faire remarquer. À Nice samedi dernier, Alivereti Raka n’avait attendu qu’une minute trente pour ouvrir le score. Cette fois-ci, son partenaire clermontois Damian Penaud s’est chargé de l’imiter, vingt secondes plus tard. La France a donc rapidement pris l’avantage, et s’est offert de la marge, grâce à un doublé de son ailier droit.

Bien servi par un superbe passage entre deux de Sofiane Guitoune, le Clermontois inscrit son cinquième essai international à la 28e minute (3-14). À noter la sortie de Camille Lopez, brouillon dans ses coups de pied (trois chandelles n’ayant pas trouvé preneur) qui va être un élément à prendre en compte pour la suite de la préparation. Autrement, la première mi-temps a été globalement agréable à suivre. On a vu de belles combinaisons en touche, qui auraient mérité d’aboutir à un meilleur résultat, et une belle agressivité en mêlées fermées. Défensivement aussi, les Bleus ont été solides, jusqu’à la tentative de passe après contact de Thomas Ramos dans ses 22 mètres. L’arrière tricolore sert Penaud qui se saisit mal du cuir, et conduit, trois temps de jeux plus tard, à l’essai de Sean Maitland, l’ailier des Saracens. À la pause, les Bleus menaient alors 10-14.

Thomas Ramos (France) contre l'Ecosse

Thomas Ramos (France) contre l'EcosseIcon Sport

Mais dans le début du second acte, le XV de France se retrouve privé de ballon, balbutie son rugby, et après vingt minutes, Chris Harris vient concrétiser une belle séquence de pick and go à 5 mètres de la ligne, et fait passer l’Écosse devant, de manière on ne peut plus logique (17-14). Le score n’évoluera plus. Dans l’ensemble, la deuxième période est un échec pour les Bleus, pris à de trop multiple reprise dans leur dos par le jeu au pied – pas toujours gagnant - de Finn Russell. Si elle avait été un motif de satisfaction en première, la mêlée française a été pénalisée à quatre reprises pour des poussées avant les commandements du juge-arbitre, ce qui devra être corrigé d’ici au 21 septembre.

Les meilleurs : Penaud fidèle à lui-même, Laidlaw décisif

Damian Penaud ne cesse d’épater. Il est l’auteur d’un doublé révélateur de la domination française dans le premier acte. Bien servi par Guitoune sur le second, il ne doit son premier essai qu’à la vivacité de ses courses et à sa bonne lecture du jeu sur la passe de Pete Horne qu’il se charge d’intercepter. Il reste le principal danger des Bleus offensivement, et, ne s’est pas défilé en défense. Un match complet du Clermontois.

Sofiane Guitoune ne devait pas débuter ce match, mais il a profité du forfait de Wesley Fofana pour prendre la place de second centre. Passeur décisif pour Penaud, présent défensivement et intéressant dans la relance, le Toulousain pourrait avoir rebattu les cartes dans son duel à distance avec Fofana ou Fickou dans l’esprit du duo Brunel-Galthié. On l’a cependant moins vu, à l’image de l’équipe de France tout entière, en seconde période.

Greig Laidlaw (Ecosse) contre la France

Greig Laidlaw (Ecosse) contre la FranceIcon Sport

Greig Laidlaw, c’est encore une fois le monsieur plus de l’Écosse. Le demi de mêlée a été une fois de plus auteur d’une excellente rencontre. Ses coups de pied ont été précis (3/3), il a donné du rythme à tout le pack du Chardon. Le Clermontois, titularisé pour sa 71e sélection, a été l’élément-clé en cette fin d’après-midi.

Le fait du match : Raka craque à la 76e minute

Pour sa deuxième sélection, l’ailier Clermontois a été l’auteur d’un geste d’humeur, qui coûte cher aux Bleus. Alors que Stuart Hogg allait jouer une touche sur ses 22 mètres, Raka tape de frustration dans le ballon, et offre gratuitement une pénalité aux Écossais, à 4 minutes du terme de la rencontre. Quand on voit comment les hommes de Townsend ont négocié les touches précédentes, (mal dans l’ensemble) on comprend pourquoi ce geste d’humeur a rendu fou furieux tous ses partenaires.

La stat’ : 0 point inscrit en seconde période

Zéro pointé en seconde période. Comme en ouverture du Tournoi face aux Gallois, après le passage aux vestiaires, les Bleus ont été impuissants. Alors qu’ils menaient de onze points à la 39e minute, l’avance tricolore a fondu comme neige au soleil. L’Écosse n’a jamais été mise en danger dans le second acte, et cette mauvaise habitude de dilapider l’avance engrangée plus tôt, devra être rapidement perdue.

Les tweets :

La décla : Guirado lucide après-match

" On a manqué de précision et de conservation sur nos ballons, ce qui ne nous a pas permis d’asseoir notre jeu et de trouver cette confiance nécessaire pour rentrer à la mi-temps avec plus de points en notre faveur. On a marqué zéro point sur la seconde mi-temps, ce qui est dommage. "

La question :

Raka doit-il sortir du XV de départ suite à son match décevant ?

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Il avait entamé sa vie en Bleu avec un essai en seulement 90 secondes à Nice, mais cet après-midi, on a senti Alivereti Raka plus en difficulté. Pris dans son dos à plusieurs reprises sur les bons par-dessus de Russell, l’ailier a prouvé qu’il n’était pas l’assurance tous risques en défense. Offensivement aussi, le numéro 11 a peiné aujourd’hui. Il n’a pas eu de situation d’essai, ou créé de différences, car il a été trop souvent servi arrêté. Pire, son geste d’humeur en fin de match coûte une situation intéressante à ses partenaires, qui pouvaient espérer voler le ballon au lanceur adverse sur la bonne touche trouvée dans les 22 mètres écossais.

Par Samuel CADÈNE

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