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Juste bon à prendre pour le moral

Juste bon à prendre pour le moral

Le 30/08/2019 à 23:07Mis à jour Le 31/08/2019 à 00:11

TEST MATCH - Pour son dernier match à "blanc" avant la coupe du Monde au Japon, le XV de France a largement battu une équipe d’Italie encore en rodage (47-19). Un succès bon pour la confiance à trois semaines de défier l’Argentine. Même si le contenu laisse toujours autant perplexe.

Le score est flatteur. Pas l’ambiance. Les Bleus ont certes comptablement réussi leur dernière sortie avant le mondial (47-19), mais l’atmosphère parfois glaciale qui a régné dans un Stade de France dégarni comme rarement en dit long sur le chemin qu’il reste à parcourir avant de retrouver l’Argentine, le 21 septembre prochain. Les sept essais inscrits face à l’Italie ne feront pas oublier les nombreuses lacunes affichées une nouvelle fois au grand jour. Dans le jeu, dans l’attitude parfois aussi. A trois jours de l’annonce de la liste des 31 heureux élus qui s’envoleront pour le Japon, le XV de France, et surtout ses supporters, cherchent encore des garanties.

Indiscipline, quand tu nous tiens

9 pénalités concédées sur les seules 22 premières minutes de jeu. Après une entame idéale bonifiée par un essai de Yoann Huget dès la 3e minute, le XV au maillot floqué du coq est aussitôt retombé dans ses travers. Des fautes tricolores, l’arbitre anglais Matthew Carley en a sifflé à la pelle. Jusqu’à devoir se résoudre à brandir deux cartons jaunes, pratiquement coup sur coup, contre Louis Picamoles (18e) et Rabah Slimani (22e). Le moment du match le plus pénible à gérer pour le clan français, totalement passif et attentiste sur le premier essai italien du match, signé Belleni (20e) au milieu d’une défense éteinte.

C’est pourtant à 13 contre 15, sur une situation d’essai pour les hommes de Conor O’Shea, que les coéquipiers d’Antoine Dupont ont rallumé la machine. Essai de pénalité accordé 90m plus loin, après une séance de dribbling de Yoann Huget, retenu de manière irrégulière par le même Belleni alors qu’il avait gagné son duel à la course pour aller planter un doublé inattendu, pour le coup. Oui, la France a bien "négocié" cette période d’infériorité numérique, comme le faisait remarquer le sélectionneur Jacques Brunel à la pause, au micro de TF1. Mais, cette fâcheuse tendance à ne pas soigner la discipline ternit forcément le constat général, au sortir d’une partie finalement surclassée. Au niveau du score, tout du moins.

Ntamack prend de l’assurance, Iturria se plaint du dos

Si l’Equipe de France a ensuite déroulé au retour des vestiaires, marquant au total sept essais face à une équipe d’Italie qui clôturera ses matches de préparation face à l’Angleterre vendredi prochain, elle a aussi fait l’étalage d’une panoplie de détails qui génèrent masse de frustration. A l’image, par exemple, des quelque pêchés de gourmandise de Sofiane Guitoune près de la ligne adverse (46e, 57e), les mêmes que l’on reprochait jadis à Teddy Thomas. Et qui pourraient faire bien plus tâches, face à une nation comme l’Argentine, dans trois semaines.

Au rayon satisfaction, à l’instar d’un Yoann Huget inspiré, Romain Ntamack a aussi fait son match. A l’ouverture. Solide dans ses tentatives face aux perches, sous les yeux de son papa présent en tribunes, le champion du monde U20 2018 a également pris ses aises dans le jeu courant et l'animation, aux côtés de son coéquipier en club Antoine Dupont. Arthur Iturria, qui a lui inscrit son premier essai sous le maillot bleu (46e), a été freiné dans son élan par une douleur au dos (55e) prise au sérieux sur le banc français. Quant à Wesley Fofana, si l’on a cru un instant qu’une vilaine blessure pouvait lui barrer la route du mondial en toute fin de match, le Clermontois devrait s’en tirer avec une simple béquille. L’heure est maintenant aux choix de Jacques Brunel. Lundi, il n’en restera que 31, des Bleus.

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