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Fickou : "Ces dix pénalités en vingt minutes, c’est un scandale !"

Fickou : "Ces dix pénalités en vingt minutes, c’est un scandale !"

Le 31/08/2019 à 09:53Mis à jour Le 31/08/2019 à 10:24

TEST-MATCH - L’équipe de France a surclassé l’Italie ce vendredi (47-19) mais a aussi pêché dans la discipline, notamment en première période avec dix pénalisées concédées en l’espace de vingt minutes. Le gros point noir de la soirée pour le centre Gaël Fickou.

Comment analysez-vous cette rencontre un peu particulière ?

Gaël Fickou : Côté satisfaction, on a encore eu une grosse défense. On a agressé les mecs, ils ont énormément reculé. Mais c’est un match où on a fait aussi beaucoup de fautes. Cette indiscipline, face à des équipes comme l’Argentine, cela ne pardonnera pas. Ce soir, les Italiens prenaient la touche mais dans un mois, ce sera trois points, trois points, trois points… Même si on peut dire que l’arbitre ne nous a pas aidé, on ne doit pas se contenter d’évoquer ça et plutôt régler nos erreurs. Prendre deux cartons, à ce niveau-là, c’est impossible si on veut rivaliser avec les meilleurs. C’est le gros bémol de ce soir. L’autre bémol est qu’on fait encore trop tomber les ballons. Si on veut un jour mettre en difficulté les meilleures équipes, qui tiennent la balle, il faut savoir être patient, garder le ballon et avancer petit à petit.

L’équipe de France a été pénalisée dix fois dans un intervalle de vingt minutes en première période…

G.F. : (Il coupe) C’est un scandale ! On ne peut pas faire autant de fautes à ce niveau-là, sincèrement. Cela va nous servir. Maintenant, je loue aussi notre état d’esprit car, malgré les deux cartons jaunes, on arrive à marquer un essai. Cela prouve qu’on a été fort mentalement, qu’on n’a pas lâché. C’est le côté positif de la chose, le négatif étant que, contre les grosses équipes, si on fait autant de fautes, cela ne passera pas.

N’avez-vous pas été perturbé par la très faible affluence du Stade de France ?

G.F. : C’est toujours décevant quand on rentre dans un stade et qu’il n’est pas plein. Mais il faut déjà dire merci à ceux qui sont venus. Pour changer ça et faire revenir les gens, il faudra gagner les matchs.

L’origine de l’essai de pénalité français vient d’une relance de votre part dans vos vingt-deux mètres. À treize contre quinze, c’était osé…

G.F. : On le travaille ! Dans notre système de jeu, dès qu’on récupère un ballon, c’est une ou deux passes et j’ai fait la première. Toto (Antoine Dupont, ndlr) joue bien le deux contre un, on se retrouve face à des piliers qui courent forcément moins vite et Yoann met un bon coup de pied et va se chercher tout seul l’essai de pénalité.

« J’ai trouvé la séance de mercredi beaucoup plus dure que le match de ce soir »

Comment avez-vous vécu votre retour à l’aile ?

G.F. : C’était bien. Je n’ai pas touché énormément de ballons mais, dans mon rôle, j’ai plaqué, j’étais là en couverture et je pense avoir été propre et en connexion avec l’ensemble de l’équipe. Je me suis bien senti.

Commencez-vous à ressentir les bienfaits de la préparation physique ?

G.F. Oui, j’ai l’impression que je pouvais enchaîner un deuxième match ! C’est parce qu’on s’entraîne beaucoup plus dur. Par exemple, j’ai trouvé la séance de mercredi beaucoup plus dure que le match de ce soir. Pour avoir joué les trois matchs, je sens une progression.

Doit-on relativiser les deux bons résultats de cet été, du fait de la qualité des adversaires ?

G.F. : L’Italie a fait un bon match contre l’Irlande (29-10). Ce n’est pas la meilleure nation au classement IRB mais dans le combat et l’envie, elle a un état d’esprit irréprochable. Quant à l’Écosse, c’est une belle équipe, on ne peut pas dire le contraire. Cela fait trois-quatre ans qu’elle le montre, avec un niveau parfois supérieur au nôtre. Les matchs, il faut les gagner et c’est ce qu’on a fait.

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