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La Géorgie "veut grandir", promet Bruno

La Géorgie "veut grandir", promet Bruno
Par AFP

Le 20/10/2020 à 13:00Mis à jour Le 20/10/2020 à 13:50

AUTUMN NATIONS CUP - Entraîneur adjoint du XV de France sous Novès puis Brunel (2018-2019), Sébastien Bruno est désormais chargé de la mêlée géorgienne. "Un projet intéressant" au sein d'une équipe "qui veut grandir", a confié l'ancien talonneur à l'AFP. Les Lelos, qui affrontent l'Ecosse vendredi soir puis la Russie, disputeront l'Autumn Nations Cup du 13 novembre au 6 décembre.

Comment vous-êtes vous retrouvé dans le staff de la Géorgie ?

Ils m'avaient déjà contacté pour le Tournoi B (le deuxième échelon du tournoi des Six nations, NDLR) l'année dernière. Mais je sortais de la Coupe du monde et j'étais encore sous contrat avec la FFR. Ils se sont renseignés sur moi: je connais pas mal de Géorgiens, avec lesquels j'ai joué ou que j'ai entraînés. Et ils m'ont recontacté il y a deux mois.

Ca vous manquait de faire partie d'un encadrement ?

J'avais coupé après le Mondial-2019 (avec les Bleus, NDLR), même si j'ai travaillé un peu avec les jeunes... J'avais fait quelques stages. Ca m'a régénéré mais, en même temps, quand on est dans l'attente, on se pose forcément des questions. Ce n'est pas toujours facile. Ce projet m'a plu: c'est le niveau international, c'est une équipe qui veut se développer, qui veut grandir... C'est intéressant!

Comment se passe la communication?

Dans le staff, il y a des Géorgiens, des Anglais, des Irlandais, il y a un ostéo de Toulon, l'entraîneur de la touche parle français... On échange, on essaie de voir comment on travaille. Il y a un temps d'adaptation mais ça fait du bien de faire partie d'un projet, d'une équipe, d'avoir la pression des entraînements, du match... La langue? J'espère connaître une dizaine de mots d'ici la fin mais c'est une langue compliquée.

Heureusement, il y a une dizaine de joueurs du Top 14 en sélection pour vous aider.

Je ne suis pas perdu non plus. Je ne les connais pas encore par coeur mais je connais leurs qualités. Les deuxièmes lignes jouent plutôt en Géorgie, il faut apprendre à les connaître. Les troisièmes lignes jouent plutôt en France mais on n'a pas beaucoup de temps. On a des gros matches et il faut être opérationnel rapidement. Il faut connaître les joueurs, leur caractère, savoir comment leur parler, c'est une culture différente... Ce n'est pas un exercice facile.

Quelle impression vous ont-ils fait lors des premiers entraînements ?

C'est la problématique de la sélection: on n'a pas beaucoup de temps, il faut aller à l'essentiel. Il faut être vite opérationnel, être clair, efficace. Il faut être efficace. On a commencé avec pas mal de jeunes mais des joueurs de Bègles, de Toulon, de Bayonne... sont arrivés. Donc c'est costaud. Des mecs expérimentés. Mais ceux qui jouent en Géorgie n'ont pas joué depuis mars, il va peut-être leur manquer un peu de rythme.

Quel est l'objectif lors de cette compétition ?

Progresser à chaque match et se rapprocher du niveau de nos adversaires. La Géorgie veut se rapprocher du très haut niveau. Il y a pas mal de jeunes donc ce ne sera peut-être pas tout de suite mais on espère progresser avec de tels matches.

Face aux Anglais, aux Irlandais et aux Gallois, ça va être compliqué.

Ca va être très, très dur. On a pas mal de jeunes, certains jouent en Géorgie... et on va affronter des top équipes. On va se tester et voir quelle est la marge de progression de ces joueurs et voir jusqu'où ils peuvent aller. C'est une super expérience. On sait que l'enchaînement des matches d'un tel niveau, ça n'arrive pas même en Coupe du monde. Il va falloir s'accrocher à tous les matches. Ca va être dur.

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