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Test Match - XV France - Adrien Pelissié, la deuxième chance

Pelissié, la deuxième chance

Le 19/06/2018 à 10:09Mis à jour Le 19/06/2018 à 11:27

Adrien Pélissié, dont la funeste apparition lors du premier test-match à Auckland (52-11) précipita la chute des Bleus, n'avait pas eu l'opportunité lors du deuxième rendez-vous de Wellington de se rattraper, puisque remplacé par Pierre Bourgarit sur la feuille de match. A Dunedin, le talonneur de l'UBB, à l'ascension fulgurante, aura l'occasion de se racheter.

La composition du XV de France pour le troisième test-match de Dunedin ne sera communiquée que jeudi matin (mercredi soir en France) par le sélectionneur Jacques Brunel, mais le talonneur Adrien Pélissié, écarté du groupe après le premier rendez-vous contre les Blacks, sait d'ores et déjà qu'une nouvelle chance s'offrira à lui samedi prochain. En effet, lundi soir, le staff tricolore a désigné quatre joueurs pour rejoindre les Barbarians qui affronteront les Highlanders vendredi soir à Invercargill.

Parmi eux figure Pierre Bourgarit. Conséquence : au pire, Pélissié sera remplaçant ; au mieux, il débutera la rencontre. Mais quelque soit la décision du staff tricolore, il jouera. Une véritable aubaine pour celui qui a beaucoup à se faire pardonner...

Pierre Bourgarit - France

Pierre Bourgarit - FranceIcon Sport

A l'Eden Park d'Auckland, Adrien Pélissié oscarisé meilleur joueur français par le "Sunday Times" pour sa première et -pour l'instant- unique titularisation en bleu l'hiver dernier au cours de la rencontre face au pays de Galles, a vécu un cauchemar. La raison ? En difficulté sur ses lancers, le talonneur de l'Union Bordeaux-Bègles a surtout commis un en-avant amenant l'essai de Damian McKenzie, en contre. Avant de se faire intercepter, sur l'unique séquence offensive des Bleus en seconde période, pour le deuxième essai de Rieko Ioane. Deux essais offerts sur un plateau d'argent à des Blacks qui n'en avaient franchement pas besoin. Et tout ça, en moins de vingt minutes...

Adrien Pélissié a été un des rares responsables de la faillite d'Auckland à se voir écarté pour le second test-match. Gourdon, transparent et coupable de fautes grossières en défense, avait été remis en selle par Jacques Brunel. Teddy Thomas aussi. Pour ces deux exemples, évacuer l'humiliation subie a probablement été plus simple, plus rapide. Pelissié, lui, a été contraint et forcé de ruminer son échec et son amertume. Sans doute a-t-il trouvé le temps long. Très long. Pour sa défense, malgré ses 27 ans, le talonneur de l'UBB est encore un néophyte, n'ayant derrière lui qu'une seule saison de Top 14. Avant ? Il ferraillait contre Dax et Albi en Pro D2, le maillot du Stade aurillacois sur les épaules.

Teddy Thomas - France

Teddy Thomas - FranceIcon Sport

L'indulgence s'impose, la deuxième chance aussi. Le garçon est orgueilleux. Dans l'intimité du groupe, on le dit touché par cet épisode, mais aussi "fier" et "revanchard". Samedi dernier à Wellington, il a vu Pierre Bourgarit, pour sa première sélection en bleu, effectuer une entrée tonitruante, qui aurait due être récompensée par un essai si l'arbitre australien Angus Gardner ne s'était pas montré si tatillon. Qu'importe, en vingt minutes, le Rochelais a marqué des points. Chat aussi, mais en deux titularisations.

Dans l'optique du Mondial au Japon, Adrien Pélissé sait que désormais les occasions de se montrer ne seront pas légion. Guilhem Guirado laissé au repos pour cette tournée, il serait donc bien inspiré, samedi à Dunedin, de faire oublier à Jacques Brunel son entrée sur la pelouse de l'Eden-Park.

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