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Test Match - Steve Hansen (Nouvelle-Zélande) au soutien de l'arbitre

Hansen au soutien de l'arbitre
Par Rugbyrama

Le 23/06/2018 à 17:42Mis à jour Le 23/06/2018 à 17:45

Le sélectionneur des All Blacks est revenu sur la polémique entourant l'essai accordé à Damian McKenzie, entaché d'une obstruction sur Serin de John Lacey, l'arbitre du match.

A chaque match, sa polémique. Le carton jaune à Paul Gabrillagues et celui qui n'est jamais venu à Tuungafasi, au premier test-match, pour son épaule au visage de Rémy Grosso. Le carton rouge à Benjamin Fall au second test-match, pour une faute réglementairement répréhensible mais moralement involontaire. Une décision déjugée, en suivant, par la commission qui requalifiait l'arrière montpelliérain. Et le premier essai de McKenzie, donc, sur ce troisième test-match à Dunedin. Une réalisation sur un lancement bien exécuté, mais lors duquel Baptiste Serin était gêné dans son intervention défensive par l'arbitre John Lacey. Lequel, malgré son obstruction claire et évidente, validait tout de même l'essai.

"Ça me paraît évident qu'il y a une interférence. Dès qu'un joueur ou un arbitre interfère sur une action de manière négative pour une équipe, il est pour moi obligatoire d'en tenir compte. Ça me paraissait tellement évident que je n'ai pas compris cette décision" a commenté à ce propos Jacques Brunel, après la rencontre. Steve Hansen s'est voulu plus mesuré, faisant valoir une science très néo-zélandaise du règlement. "Je connais plutôt bien les règles, je les ai lues pendant des années. J'ai toujours considéré, en tant que joueur, qu'il me fallait les connaître au moins aussi bien qu'un arbitre. De ce que j'en sais, il n'est écrit nulle part qu'un arbitre peut être la cause d'une obstruction."

" Il faut bien qu'il se tienne à un endroit du terrain"

Le sélectionneur des All Blacks a fondamentalement raison. Mais la morale, encore une fois, se heurte à l'application stricte de la règle. Hansen poursuit pourtant, à la rescousse de John Lacey, l'arbitre irlandais de ce troisième test-match : "Il faut bien qu'il se tienne à un endroit du terrain et nous n'y sommes pour rien si c'est l'endroit qu'avait choisi d'attaquer notre joueur. Que pouvait-il faire ? Claquer des doigts et disparaître ?". Le débat est ouvert.

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