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Test Match - Kélian Galletier (France) : "Non, on ne fait pas un bon match"

Galletier : "Non, on ne fait pas un bon match"

Le 23/06/2018 à 14:53

Le troisième ligne de Montpellier analyse les raisons de la nouvelle déroute française.

Rugbyrama : Alors que vous faites votre meilleur match de la tournée, le score est lourd. Comment l'analysez-vous ?

Kélian Galletier : Comme quelque chose de frustrant. En première période, pourtant, on est bien offensivement. On tient le ballon, on est capable de les mettre en difficulté. C'est la différence par rapport au premier match : cette fois, nous avons produit du jeu. Mais face aux All Blacks, une erreur, c'est sept points. Et donc, au final, cinquante points qui ne tiennent qu'à nous, à nos erreurs. C'est frustrant et décevant.

Il vous faut 25 temps de jeu pour marquer, il leur en faut quatre. Est-ce une fatalité ?

K.G. : Non parce que leurs essais viennent pour beaucoup de nos erreurs. Nos sorties de camp, ratées, nous ont tout de suite remis sous pression. Sur ces récupérations, ils marquent certes très rapidement. Mais j'appuierai là-dessus : il faut soigner nos réceptions de coup de renvoi et, en suivant, nos sorties de camp. Le haut niveau réclame cela. Nous avons été trop défaillants dans ce secteur.

Contre les Blacks, beaucoup de ceux qui croient faire un bon match prennent cinquante points...

K.G. : Je ne dis pas qu'on a fait un bon match. Une bonne première mi-temps, certes. Mais on subit trop en deuxième, avec moins de ballons à négocier. Notre conquête est défaillante. Dire qu'on fait un bon match, ce n'est pas vrai. Non, on ne fait pas un bon match. C'est toute la différence avec eux. Nous sommes huitième nation mondiale, eux sont premiers. Toute la différence est là.

Test Match - Kevin Gourdon (France) plaqué par Joe Moody (Nouvelle-Zélande)

Test Match - Kevin Gourdon (France) plaqué par Joe Moody (Nouvelle-Zélande)Icon Sport

Aurait-il fallu ralentir le jeu, en seconde période, pour ne pas les mettre dans le confort d'un rugby de vitesse ?

K.G. : Les All Blacks ne jouent jamais de ballons depuis leur camp. Seulement les ballons de récupération et les coups d'envoi court. C'est tout. On a pris le partie, nous, de jouer depuis notre camp. Mais ce sont des choix qui vous exposent. Il faut certainement mieux mesurer le risque que cela nous fait prendre. Cela a pu nous pénaliser. Moi le premier, je me suis fait arracher un ballon dans notre camp. Immédiatement, cela fait essai pour eux. C'est un point important. Mais l'analyse doit être plus fine. Par exemple, notre touche n'était pas bonne. Si on voulait ralentir et sortir plus calmement, en trouvant les touches, on perdait le ballon. Cela doit être pris en compte dans la mesure du risque.

Votre touche, défaillante lors des trois tests, est-elle le principal handicape de votre équipe ?

K.G. : J'en assume pleinement l'échec, pour faire partie du groupe des joueurs responsables de ce secteur. Oui, notre touche n'a pas été bonne sur l'ensemble de la tournée. On ne peut pas jouer au rugby sans ces ballons. L'explication de nos défaites commence là.

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