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Test Match - Haut les mains, haut les corps

Haut les mains, haut les corps

Le 19/11/2018 à 13:15Mis à jour

TEST MATCH - Les joueurs fidjiens, à l'instar de Leone Nakarawa et Peceli Yato bien connus du Top 14, ont une faculté immense à jouer après contact, à créer des déséquilibres. De là à contraindre les Bleus à modifier leur organisation défensive ?

Évoquer une rencontre face aux Fidji, c'est forcément souligner la faculté de ces joueurs-là à réaliser des gestes improbables. "Avant, il y avait le off-load, maintenant, il y a la Nakarawa" ironisait l'an passé l'entraîneur des trois-quarts du Racing 92 Laurent Labit à propos de son deuxième ligne fidjien. C'était au soir d'une rencontre de Champions Cup contre les Anglais de Leicester. Durant cette rencontre, le champion olympique à 7 en 2016 à Rio, qualifié de "bout de chew-gum de 130 kilos" par Labit, avait régalé de ces gestes improbables dont lui seul et quelques-uns de ses compatriotes ont le secret. Ses tentacules en guise de bras lui avait encore permis après l'impact de tenir le ballon, à plusieurs reprises, à presque trois mètres du sol.

Évidemment, on exagère un peu. Mais l'image de ce troupeau de "Tigers" accroché à son tronc, lui les bras en l'air et la tête droite pour chercher une solution, avait quelque chose d’irréel, mais surtout avait libéré des espaces pour ses partenaires. "C'est quelque chose qu'on va être obligé de prendre en considération dans la stratégie défensive, a souligné le troisième ligne centre du XV de France Louis Picamoles ce lundi matin à Marcoussis. Beaucoup de Fidjiens jouent en Europe, ce sont des joueurs atypiques capables d'exploit exceptionnels. On doit s'attendre à tout."

Test Match - Eroni Vasiteri (Fidji) contre l'Ecosse

Test Match - Eroni Vasiteri (Fidji) contre l'EcosseIcon Sport

Force est donc de s'interroger. Faut-il adapter le système défensif ? Rester sur les acquis aperçus contre l'Argentine samedi dernier à Lille ? "Disons qu'il faut bien regarder ce qu'ils proposent, sourit Picamoles un peu embêté. Des joueurs comme Yato, Nakarawa qu'on a l'habitude de voir tous les week-ends, ils sont capables, malgré deux ou trois joueurs sur eux, de libérer un ballon. L'objectif sera de trouver une équilibre pour les empêcher de mettre ce jeu-là en place sans trop se consommer. Le risque, c'est d'être trop nombreux sur un joueur et de libérer des espaces. Ils ont ce pouvoir de sortir le ballon dans des situations rocambolesques. Et si ils y parviennent, avec la vitesse et les qualités d'appuis qu'ils ont, ce sera compliqué de défendre. "

Il y a quinze jours, les Ecossais, vainqueurs des Fidjiens 54 à 17, avaient pris le parti de souvent plaquer à deux. Objectif : faire vite tomber et empêcher le joueur d'avoir la possibilité de passer son ballon. L'exercice n'est pas simple, parfois périlleux tant Nakarawa et ses potes sont imprévisibles. A contrario, cette capacité à jouer après contact des Iliens est aussi source de déchets, de ballon perdus, rendus à l'adversaire. Des ballons de "turn-overs" souvent susceptibles d'offrir des opportunités offensives.

Test Match - Les Fidjiens chantant leur hymne

Test Match - Les Fidjiens chantant leur hymneIcon Sport

"On verra si on aura autant de ballons de récupération que ça à jouer, mais sur les ballons de turn over, nous avons nos principes, a expliqué Picamoles. Ils sont connus de tous et nous travaillons pour être plus efficace encore car nous savons que ce sont souvent les meilleurs ballons à jouer. La preuve, les Blacks marquent souvent de cette façon. "

Et en guise de conclusion, d'avertir : "Nous n'allons pas non plus tout changer sur le dernier match car nous sommes en recherche de continuité."

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