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Test Match - Camille Chat (France) : "Plus facile à dire qu'à faire"

Chat : "Plus facile à dire qu'à faire"

Le 24/06/2018 à 09:51Mis à jour Le 24/06/2018 à 09:59

Plutôt convainquant sur ce dernier test, Camille Chat a marqué des points en l'absence du capitaine Guilhem Guirado. Désormais, le sélectionneur Jacques Brunel sait qu'il peut compter sur un adjoint performant à son talonneur titulaire.

Rugbyrama: Avez-vous le sentiment d'avoir réalisé votre meilleur match en équipe de France sur ce dernier test ?

Camille Chat : (il souffle) C'est difficile à dire. Mais je ne pense pas. La défaite est lourde quand même...

Quel bilan tirez-vous de la tournée à titre personnel ?

C.C. : L'absence de Guilhem (Guirado) était une belle occasion pour moi de me montrer. Je ne pensais pas débuter les trois test-matchs, mais ça s'est fait comme ça, tant mieux. Évidemment, j'ai encore des choses à régler, à travailler. Mais j'ai eu la chance d'affronter trois fois de suite la meilleure équipe du monde. J'ai été titularisé trois fois alors que je ne l'avais jamais été. J'en suis plutôt content.

Guilhem Guirado (France)

Guilhem Guirado (France)Icon Sport

Avez-vous réussi à prendre du plaisir malgré les trois défaites ?

C.C. : Bien sûr. Sur cette première mi-temps à Dunedin, j'ai eu la chance de toucher beaucoup de ballons. Je crois qu'on a réussi à les mettre à mal sur cette première période. En mêlée, j'ai eu le sentiment que nous avons rivalisé. Franchement, malgré les scores sévères, j'ai pris beaucoup de plaisir sur cette tournée. Je suis sûr que nous allons grandir et prendre de l'expérience. Cette tournée, il faut en retirer du positif.

Le point noir, n'est ce pas la touche ?

C.C. : C'était un peu mieux sur ce troisième test, mais on doit progresser. On n'a perdu que deux ballons, mais on n'a jamais réussi à lancer le jeu. Nos ballons sont trop dégueulasses. Le contre des Blacks est exceptionnel. Il nous a fait mal. C'est à nous de travailler dans ce secteur, notamment sur nos déplacements et nos appels, pour être plus performant. Personnellement, je dois rectifier quelques détails sur mes lancers.

Avez-vous le sentiment que les Blacks ont remporté sur ce dernier match la bataille de la vitesse ?

C.C. : Avec eux, tout va plus vite. Nous sommes en fin de saison, un peu usé et à bout de souffle. En deuxième mi-temps, quand ils ont commencé à enchaîner leurs mouvements, on aurait peut-être dû calmer le jeu, essayer de gratter quelques ballons supplémentaires. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire à la fin du match.

Quel est désormais votre programme ?

C.C. : Là, j'ai juste envie de partir en vacances, de m'allonger les doigts de pieds en éventail. C'est la première fois de ma carrière que je me sens aussi fatigué avant un match. J'avais mal aux épaules, mal partout. Mentalement et physiquement, c'était dur. J'avais limite peur de me blesser. Mais bon, de ce côté-là, ça s'est bien passé.

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