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Test Match - Bernard Le Roux (France), ce dingue

Bernie, ce dingue

Le 23/06/2018 à 11:41Mis à jour Le 23/06/2018 à 11:58

Dans un contexte encore difficile pour le XV de France (49 – 14), Bernard Le Roux a tiré son épingle du jeu, grâce à une activité débordante, notamment lors de la première mi-temps.

Au milieu d'un nouveau désastre collectif sur le plan comptable, des satisfactions individuelles ont malgré tout émergé. Bernard Le Roux en est une. Encore une fois... Dans la droite lignée de sa performance lors du deuxième test, le joueur du Racing 92 s'est franchement montré à son avantage, une mi-temps au moins. Déjà présent dans le travail de l'ombre, ce boulot ingrat qu'il affectionne tout particulièrement, lors du match de Wellington, le deuxième ligne des Bleus a de nouveau réalisé une performance majuscule. "Aller dans les rucks, plaquer, tout ce qui touche au combat, ça me plaît, avait-il déclaré dans les colonnes de Midi Olympique vendredi dernier. J'adore ça. Mon but, c'est de faire le plus possible pour l'équipe." Objectif atteint.

Test Match - Bernard Le Roux (France) contre la Nouvelle-Zélande

Test Match - Bernard Le Roux (France) contre la Nouvelle-ZélandeIcon Sport

Au cours de la première période, le sud-africain d'origine, titulaire du passeport français, a peu touché de ballon. Mais, quelle activité ! Dans les zones de combat au sol, il ne faisait pas bon croisé "Bernie le dingue". Un surnom emprunté pour l'occasion à son président de fédération Bernard Laporte, qualifié ainsi pour d'autres raisons, plus vocales, moins physiques. Parce que Le Roux, samedi soir à Dunedin, a imposé sa densité physique sur chaque zone de ruck. A chaque duel, il a avancé. A chaque plaquage ou presque, il a marqué son adversaire. Allez donc demander à Sonny Bill Williams ce qu'il en pense. Celui qui est aussi boxeur à ses heures perdues a eu quelques difficultés à se relever après le passage de la tornade Le Roux. Un seul plaquage raté à son compteur.

Las, à l'image de son équipe, ce flanker reconverti en deuxième ligne, a souffert dès le début de la seconde période. Le tempo des quarante premières minutes, disputées sur un rythme effréné, ont eu raison des velléités tant collectives qu'individuelles. Et Le Roux s'est lentement éteint, à l'image de son équipe. Qu'importe, finalement. Le Roux est peut-être l'un des grands gagnants de cette tournée en Nouvelle-Zélande. Les Clermontois Arthur Iturria et Sébastien Vahaamahina absents, c'est lui qui a le plus souvent accompagné Yoann Maestri sur l'ensemble des trois tests. Et malgré les valises françaises très lourdes à l'instant de rentrer en France, Le Roux a marqué des points au yeux du sélectionneur Jacques Brunel.

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