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Serin : "Je ne vais pas me répéter qu'on a été nuls. Sinon, je ne vis plus"

Serin : "Je ne vais pas me répéter qu'on a été nuls. Sinon, je ne vis plus"

Le 25/11/2018 à 10:53Mis à jour Le 25/11/2018 à 11:06

En difficulté face aux Fidji (14-21), Baptiste Serin est conscient que cette défaite historique va rester dans les têtes des joueurs du XV de France. Mais le demi de mêlée de l’UBB ne souhaite pas s’éterniser sur ce revers humiliant.

Rugbyrama : Êtes-vous inquiet après cette défaite historique ?

Baptiste Serin : Je pense qu’elle va nous rester dans les têtes pendant un bout de temps, comme le match nul contre le Japon (23-23) mais on n’a pas le temps de garder le négatif dans nos têtes. Il faut retenir nos deux bons premiers matches. Il faut qu’on avance même si franchement, celui-là, il ne faut pas l’oublier.

Mathieu Bastareaud et Louis Picamoles ont employé le terme de honte. C’est ce que vous ressentez ?

B.S : Oui, parce qu’on est complètement passé à côté. On s’est fait prendre dans l’engagement et ce n’est pas normal à ce niveau-là. On sait très bien que le rugby, ça passe par l’agressivité. Si on est fort au contact, le jeu peut se libérer. Mais là, on n’a rien fait dans ce domaine. Il faut s’en servir dans les prochains matches même si ce n’est pas facile à avaler.

"Je suis le premier à dire que ça fait chier mais je ne sais pas, je n'ai pas d'explication"

Les Fidjiens vous ont-ils surpris ?

B.S : Absolument pas. On les a en club toute l’année. Mais ils nous ont fait la guerre dans les rucks. On le savait mais on a failli. Ils se sont appuyés sur nos erreurs. Notre grand point noir, c’est tous ces ballons rendus. On a tenté des passes qui n’ont pas du tout marché. Il faut se remettre au boulot en club et se servir de ce match là pour le prochain Tournoi.

Louis Picamoles (France) contre les Fidji

Louis Picamoles (France) contre les FidjiIcon Sport

Comment expliquez-vous ce manque d'agressivité ?

B.S : Bonne question... C'est le mal français, j'ai envie de dire. Des fois, ça arrive, on passe à côté comme ça. Je suis le premier à dire que ça fait chier mais je ne sais pas, je n'ai pas d'explication. On s'est bien préparés toute la semaine, on se dit qu'on ne peut pas passer à côté… Mais au fur et à mesure du match, on enchaîne les erreurs bêtes qui nous replongent dans le doute.

Ressentez-vous un sentiment de gâchis après l’embellie observée contre l’Afrique du Sud et l’Argentine ?

B.S : Je vous arrête tout de suite. Le projet, il est là. Je vous le dis tout de suite, on n’écoutera pas ce qui se dit. On n’a pas le temps de regarder le négatif. Mais il ne faut plus reproduire ce genre d’erreurs.

"Je préfère me dire que c'est un accident et il faut qu'on reparte sur du positif"

On a l'impression d'un éternel recommencement...

B.S : Ben ouais... Qu'est-ce que voulez que je vous dise ? Il y a un an, on est dans la même situation (match nul concédé contre le Japon, 23-23), mais je pense qu'il y a beaucoup plus de positif cette année. On est à deux doigts de battre l'Afrique du Sud, on bat l'Argentine et on rechute. On refait le même match que contre le Japon l'année dernière. On a l'impression de se répéter, oui...

Selonvous, ce match est un accident ?

B.S : C'est ce que je me dis dans ma tête. Je ne peux pas croire qu'on ne puisse pas battre cette équipe. Je préfère me dire que c'est un accident et il faut qu'on reparte sur du positif. Ce soir, c'est difficile de trouver du positif mais je m'appuie sur les deux premiers matches... C'est compliqué, mais quand vous êtes joueur, vous voyez les choses différemment. Je ne vais pas rentrer en club à Bordeaux et me répéter qu'on a perdu et qu'on a été nuls. Sinon, je ne vis plus.

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