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RUGBY - TEST-MATCH - FRANCE - Guy Novès : "Cette équipe a le droit de se racheter"

Novès : "Cette équipe a le droit de se racheter"

Le 16/11/2017 à 16:34Mis à jour Le 16/11/2017 à 17:00

TEST-MATCH - Guy Novès a communiqué ce jeudi après-midi la composition d'équipe qui affrontera l'Afrique du Sud samedi au Stade de France. Le sélectionneur compte sur les revanchards, battus par les All Blacks. Il justifie ses choix, appelle à la révolte et attend désormais une réaction de ses joueurs qui n'auront plus de joker.

Vous avez choisi de placer le banc des remplaçants François Trinh-Duc qui a joué mardi pratiquement une heure. N'est-il pas trop mâché ? Vous a-t-il rassuré sur son état de forme ?

Guy Novès : Il n'a eu que cinq jours de récupération. Il est mâché comme un garçon qui a joué cinq jours plus tôt. Evidemment, on ne pouvait pas se permettre de mettre vingt-trois mecs qui ont joué cinq jours avant. Mais, à ce poste-là, j'ai estimé qu'il pouvait tenir sa place. Je suis donc effectivement rassuré. Il a été ménagé encore ce matin pour qu'il se repose.

Aucun changement par rapport au premier test perdu contre la Nouvelle-Zélande. Est-ce à dire que vous avez trouvé quelques motifs de satisfaction ?

G.N. : Je crois que cette équipe a un potentiel que nous n'avons pas pu évaluer à sa juste valeur sur le premier test. On a vu une réaction en deuxième période, mais on n'allait pas jeter aux orties des joueurs qui portaient pour la première fois, pour certains, le maillot de l'équipe de France. Cette équipe a le droit de se racheter sur cette prestation.

Attendez-vous plus des cadres ?

G.N. : Je n'attends pas plus des cadres que des autres joueurs. Un équipe, ce n'est pas seulement deux, trois ou cinq cadres. Evidemment, chacun d'entre-eux a une responsabilité. Mais pas plus qu'Antoine Dupont, Anthony Belleau Nans Ducuing ou Geoffrey Doumayrou. C'est l'ensemble de l'équipe qui a besoin de se retrouver comme ils ont su le faire en 2e mi-temps. Mais, si seuls les cadres ont une réaction, ce ne sera pas suffisant. J'attends un investissement et une réponse différente de tout le monde à l'opposition qui nous sera proposée.

Serez-vous moins tolérant sur ce deuxième test-match ?

G.N. : La tolérance est tributaire du niveau de jeu. J'ai été particulièrement dur pendant des années avec une équipe, notamment lorsqu'elle gagnait, parce qu'il y a toujours des choses à améliorer. Notre réaction n'a pas été à la hauteur de notre niveau. On peut mieux faire. Je serais donc tolérant si on donne le meilleur. Si le constat est que l'adversaire est plus fort que nous, je dirais alors que nous avons perdu contre plus fort que nous. L'Afrique du Sud nous a mis environ 100 points sur les trois tests en juin dernier. Il y a un match de revanche par rapport à ce qui s'est passé en juin, mais surtout par rapport à nous-mêmes, par rapport ce qu'on est en droit d'attendre de l'équipe de France. J'attends aussi une prestation qui se rapproche de celle que nous avons pu voir mardi soir à Lyon.

L'Afrique du Sud a perdu lourdement samedi dernier contre l'Irlande, mais a aussi perdu la bataille pour obtenir le droit d'organiser la Coupe du monde 2023. Ce double défaite peut-elle peser samedi ?

G.N. : Les Boks ont perdu 57 à 0 dans le Four Nations contre les Blacks, quelques semaines suivantes, ils n'ont perdu que d'un point. C'est bien qu'ils sont capables d'avoir une réaction immédiate. Donc oui, les Sud-Af vont avoir une réaction. Ils ne vont pas admettre de prendre 38 points contre l'Irlande sans réagir contre nous. Après qu'il y ait une relation avec la victoire de la France pour obtention de la coupe monde, je n'en sais rien. Mais leur réaction, je m'y attends.

Guy Novès (équipe de France)

Guy Novès (équipe de France)Getty Images

Quels sont les points forts des Boks ?

G.N. : La force physique, ce n'est pas nouveau. Mais ils ont ajouté à leur panel du dynamisme et la volonté d'écarter et de jouer le ballon, toujours avec la volonté d'avancer. Avancer partout, en mêlée, sur la ligne d'avantage, dans les rucks, dans les intervalles. Il y a toujours aussi cette volonté de détruire l'adversaire avant de profiter des ballons à jouer. C'est une équipe en constante évolution. On va devoir répondre athlétiquement à leur défi.

Bernard Laporte avait fixé un objectif de trois victoires. Avez-vous le sentiment de jouer beaucoup à titre personnel ?

G.N. : On va essayer sur les deux derniers matchs de gagner trois matchs (rires). Elle me fait marrer cette question... Il faudra lui poser à lui (Bernard Laporte). Je sais compter. Une défaite plus une autre, ça fait deux. Il ne reste que deux matchs, ça va donc être difficile d'en gagner trois. Mais on a quand même gagné la première mi-temps mardi soir et la deuxième samedi dernier, c'est pas mal quand même (sourire). Sérieusement, je vous laisse le soin de lui (Bernard Laporte) poser la question.

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