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Picamoles : le king a abdiqué

Picamoles : le king a abdiqué
Par Rugbyrama

Le 26/11/2017 à 00:07Mis à jour Le 26/11/2017 à 09:35

Le XV de France s’est encore planté ce samedi à la U Arena face au Japon (23-23). Attendu pour créer des brèches et imposer son physique, Louis Picamoles a été invisible sur la pelouse synthétique de la U Arena.

Quelle est la trace laissée par Louis Picamoles dans ce septième match sans victoire du XV de France ? Se poser la question et peiner à trouver seulement une action, un moment ou même un geste marquant – si ce n’est un gros soupire lors du troisième essai japonais d’Asaeli Ai Valu à ses pieds (72e) - est déjà bien suffisant pour parler de totale déception.

Ce match devait être le sien plus que tout autre, lui le perce-muraille désigné de cette équipe de France sans génie. Lui le rare trentenaire de ce XV rajeuni, commandant en second du bateau bleu blanc rouge derrière Guilhem Guirado, sensé pourfendre tant et plus ces Japonais qu’on disait moins denses physiquement. Ce n’est jamais arrivé et au lieu de ça, le Montpelliérain s’est fait surclasser au jeu des comparaisons avec le numéro huit japonais Lelei Mafi.

La préparation estivale en question

Voir Picamoles manquer à ce point de bulbe sur son point fort traditionnel est d’autant plus inquiétant qu’il pose une question plus large : celui de l’efficacité de la préparation physique estivale à laquelle lui et les autres abîmés de l’été en Afrique du Sud ont été soumis. Et de façon globale, la mise à disposition toujours plus importante des internationaux protégés pour le résultat qu’on a vu sous le toit fermé de la U Arena : une incapacité à marquer au fer rouge le Japon.

C’est un fait, cette tournée de novembre dramatique des Bleus, qui suit celle tout aussi dramatique de juin, n’est pas de l’unique responsabilité de Louis Picamoles. Mais on attendait quand même bien autre chose de celui que les Anglais ont surnommé King Louis lors de sa pige sans lendemain à Northampton l’an dernier. Guy Novès le premier devait espérer tellement mieux de la part de son joueur le plus bankable sur la scène internationale, déjà transparent contre la Nouvelle-Zélande. Il est sorti à cinq minutes de la fin de match dans l’indifférence totale, comme déclassé par un public français qui se plaisait, il y a encore un an de cela, à vibrer à chacune de ses percussions. Le roi Louis est, depuis, tombé de son trône.

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