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Novès : "Aucune porte n'est fermée"

Novès : "Aucune porte n'est fermée"

Le 23/11/2017 à 16:12Mis à jour Le 23/11/2017 à 16:23

Ce jeudi en début d'après-midi, Guy Novès a annoncé la composition de l'équipe qui affrontera le Japon samedi à la U Arena. Le sélectionneur a procédé à huit changements dans le XV de départ en faisant une large place aux joueurs ayant évolué à Lyon...

Rugbyrama : Comment abordez-vous ce match avec huit changements dans le XV de départ ?

Guy Novès : Les changements sont liés à notre gestion du groupe sur l'ensemble de la tournée de novembre, pas pour que les joueurs soient bien dans leur tête. Je l'avais dit en début de tournée et je m'y tien : on voulait voir un maximum de joueurs sur ces quatre matchs pour avoir une évaluation de l'ensemble des joueurs.

Pourquoi avoir choisi de titulariser Baptiste Serin qui n'avait pas forcément bien gérer la fin du match contre l'Afrique du Sud ?

G.N. : Dès le début de la tournée, je me suis engagé pour que les gars aient du temps de jeu. On pourrait penser que sa fin de match aurait pu jouer, mais non. Il aurait fait une superbe fin de match, il aurait quand même débuté ce match là.

Qui couvrira le poste de demi d'ouverture en cas de blessure de François Trinh-Duc ?

G.N. : Baptiste Serin, justement.

La tentation de laisser du temps de jeu à la charnière des deux premiers test a-t-elle existé ?

G.N. : On a perdu le deuxième test contre l'Afrique du Sud d'un point, on l'aurait gagné d'un point, ça n'aurait rien changé. J'avais envie de voir tous ces joueurs. Certains joueurs ont joué le jeu à fond lors du match à Lyon, beaucoup ont eu une attitude positive, très constructive. On avait envie de les voir à l’œuvre, quelque soit l'adversaire.

Les joueurs du test disputé à Lyon semblent avoir tout de même marqué beaucoup de points...

G.N. : Vous avez vu à quelle vitesse les joueurs gagnent ou perdent des points. Ils suffit de perdre un match d'un point pour que les joueurs en perdent aussi. Dans ma tête, ça ne fonctionne pas comme ça. Il était important de ressortir de ce mois de novembre avec les idées clairs sur le potentiel du rugby français.

Teddy Thomas est-il une des grandes satisfaction de cette tournée ?

G.N. : Il n'y a pas que Teddy au rayon des satisfactions, même quand on perd deux matchs. Teddy a réussi a jouer deux matchs sans se blesser, pour nous c'est déjà une première approche. J'ai le sentiment qu'il est bien dans sa tête, bien dans ses souliers. Il n'y avait aucune raison de l'écarter. C'est une forme de récompense le concernant.

Est-ce que la belle performance de Gabriel Lacroix à Lyon qui lui offre sa première sélection ou ses performances en club ?

G.N. : J'avais l'intention de le titulariser effectivement sur un des matchs, notamment contre le japon. Il n'est donc pas titularisé uniquement sur sa performance de mardi à Lyon. Il est aussi là pour la qualité de son début de saison, de sa saison dernière. Il n'a pas pu venir avec nous immédiatement pour X raisons. Mais sur ce mois novembre, j'ai rencontré un garçon qui, pendant quatre semaines, a travaillé très sérieusement avec une envie totale. Sa forme du moment est évidemment importante, mais vous voyez bien aussi que je n'ai laissé personne sur le côté pour ce match face au Japon.

Morgan Parra réalise en ce moment des matchs de qualité avec son club. Peut-il espérer revenir en équipe de France ?

G.N. : On verra dans quelques mois. Je ne suis pas quelqu'un qui a envie de me priver de tel ou tel joueur. Certains n'était pas là au début de l'aventure et au gré des blessures ont eu l'occasion de nous rejoindre. Nous n'avons écarté absolument personne. Que ce soit Morgan ou un autre, aucune porte n'est fermée.

Cette composition est-elle la meilleure équipe possible ou est-ce une synthèse des trois matchs précédent ?

G.N. : Vous comprenez ce que vous voulez. Vous comprenez parfois des choses que je ne comprends pas moi même. Je vous laisse donc libre de comprendre ce que vous voulez.

Les joueurs ont affiché une certaine morosité en début de semaine. Comment sentez-vous votre groupe aujourd'hui ?

G.N. : Cette question m'intéresse. Chaque fois que j'ai traversé des périodes où la défaite soldait le week-end, j'ai rarement vu de climat serein. Après une défaite, il y a toujours quelque part une remise en question. Les joueurs s'auto-sanctionnent des lacunes qui ont été proposées. Le boulot, c'est de les laisser digérer leur défaite ou leur victoire. C'est aussi une forme de digestion. Comme tout sportif de haut qui met un genou au sol, l'important est que les joueurs soient bien dans leur tête samedi pour le match.

Que craigniez-vous de votre adversaire ?

G.N. : C'est un adversaire qui a déjà prouvé qu'il avait des qualités de vitesse, de discipline. Les japonais produisent un jeu total, ils sont capables de marquer près des lignes, ils sont fort sur les basiques, qui a mis les meilleures équipes quelque fois au sol en marquant quoi qu'il arrive beaucoup de point. Voilà, on est fier de jouer contre le japon, une équipe qui prépare sa coupe du monde de belle manière.

Qu'est ce que cela change de jouer sur un terrain synthétique ?

G.N. : Ce genre de terrain favorise les garçons qui ont des appuis, qui jouent dans les intervalles. On a évidemment relevé la vitesse des japonais. On a pris la température, l'atmosphère de ce stade et de cette pelouse particulière. Il me tarde de voir comment vont ressortir les joueurs de ce match. C'est tout de même une surface particulière, dans une atmosphère particulière. On verra bien, c'est difficile d'en parler avant.

Ressentez-vous une obligation de résultat pour vous rassurer ?

G.N. : Il n'y a pas plus d'obligation hier qu'aujourd'hui. Je suis convaincu que les gars donneront le maximum. Mais vous serez les seuls juges.

Une défaite face au japonais serait-elle de nature à remettre en question votre projet de jeu et peut-être votre présence à la tête de ce projet ?

G.N. : L'humilité dont vous ne faites pas preuve, moi je vais en faire preuve. Avant de parler de jeu, de victoire ou de défaite, on va surtout respecter cette équipe du Japon. On se souvient qu'elle avait tout de même battu l'Afrique du Sud (Coupe du monde 2015). Donc, cette équipe est capable de nous battre aussi. Gagnons ce match, ensuite nous continuerons à construire. Le reste, je le garde pour moi.

Morgan Parra réalise en ce moment des matchs de qualité avec son club. Peut-il espérer revenir en équipe de France ?

G.N. : On verra dans quelques mois. Je ne suis pas quelqu'un qui a envie de me priver de tel ou tel joueur. Certains n'était pas là au début de l'aventure et au gré des blessures ont eu l'occasion de nous rejoindre. Nous n'avons écarté absolument personne. Que ce soit Morgan ou un autre, aucune porte n'est fermée.

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