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Yannick Bru : "Je suis optimiste pour le rugby français"

Bru est "optimiste pour le rugby français"
Par Rugbyrama

Le 19/11/2017 à 14:40Mis à jour Le 19/11/2017 à 16:12

TEST-MATCH - Au lendemain de la défaite du XV de France face à l’Afrique du Sud (17-18), Yannick Bru a souligné la très haute intensité de la rencontre. Malgré cet énième revers, l’entraîneur des avants tricolores reste résolument optimiste pour l’avenir du rugby français et confiant en vue du prochain match : "Avec tout le respect qu’on a pour cette équipe, on doit battre le Japon".

Quelle part de responsabilités vous attribuez-vous dans cette défaite (17-18) ? Considérez-vous avoir fait une erreur dans le choix des hommes ou dans la stratégie ?

Yannick Bru : Quand tout le navire n’arrive pas à bon port, les responsabilités sont forcément partagées. Jeter la responsabilité sur les joueurs, ce n’est pas notre façon de procéder. Evidemment qu’on a surement fait des erreurs... on s'inclut dans cet échec. Mais même s’il y a eu beaucoup de déchets, on a joué le match le plus intense depuis 2012 avec 46’20 de temps de jeu effectif, sept séquences de jeu supérieures à deux minutes. Le vrai choc, c’est l’intensité athlétique de ce match. Depuis que je suis impliqué dans le projet du XV de France, la contribution des joueurs n’a jamais été aussi importante.

Ne craignez-vous pas que les jeunes joueurs soient abattus par cette spirale négative de défaites ?

Y. B. : Parlez à Judicaël Cancoriet, à Antoine Dupont, à Antony Jelonch, c’est un régal. Ils ont perdu mais ils n’ont jamais joué un match aussi intense de leur vie. Il faut qu’ils en jouent plein des matches comme ça. Ça leur fait beaucoup de bien. Alors oui, c’est dur de perdre à la maison mais c’est une très bonne chose pour eux de jouer ce match.

La déception des joueurs français, battus par l'Afrique du Sud (17-18), le 18 novembre 2017 au Stade de France

La déception des joueurs français, battus par l'Afrique du Sud (17-18), le 18 novembre 2017 au Stade de FranceGetty Images

" L’Angleterre et la Nouvelle-Zélande sont devant (...) Il y a match avec tous les autres"

Le XV de France reste sur six défaites. Faut-il s’inquiéter pour le rugby français ?

Y. B. : On s’est inquiété. Sur le plan de la formation ou des moyens donnés à l’équipe nationale, on avait touché un point bas il y a quatre, cinq ans. De bonnes décisions ont été prises. Franchement, à moyen terme, je suis objectivement optimiste pour le rugby français. Les réformes structurelles ont été menées avec de meilleures plages de préparation et une formation qui s’est posée les bonnes questions. On recommence à produire de très bons potentiels pour le rugby international. A court terme, on doit renouer avec la victoire. On doit se creuser la tête, chercher des choses. Mais je ne suis pas inquiet pour le rugby français. Au contraire, avec l’obtention de la Coupe du monde 2023, il va avoir des jours très positifs dans un avenir que j’espère le plus proche possible.

Quand vous parlez de moyen terme, cela signifie que vous faites une croix sur la Coupe du monde 2019 ?

Y. B. : L’Angleterre et la Nouvelle-Zélande sont devant dans le concert international. Quand elles le décident, elles dominent toutes les nations. Après, il y a match tout le temps avec les autres équipes. Hier soir, il y a un déchet qu’on a du mal à accepter, mais notre challenge, c’est d’être compétitif pour 2019. J’y crois. Sur le long terme, la tendance est très bonne pour le rugby français.

" Bernard Laporte a été d’un soutien sans faille""

Vous sentez-vous menacés ?

Y. B. : Pour le staff, c’est dur, c’est très dur. Mais Bernard Laporte, notre président, connaît ce niveau, le rugby, les hommes. Il est mieux placé que personne pour prendre les décisions. Jusqu’à présent, il a été d’un soutien sans faille avec nous, d’une clarté parfaite dans ses propos. Il n’y a pas trop de doutes dans notre esprit. Il nous reste du travail. Ça n’intéresse personne de savoir si on se sent menacé.

Cette nouvelle défaite ne va-t-elle pas mettre une énorme pression avant le dernier match contre le Japon ?

Y. B. : Ca va être difficile d’avoir plus de pression qu’il y en avait jusqu’ici. La pression, on l’a toujours. Elle sera là contre le Japon. Après, il ne faut surtout pas que l’on retranscrive sur les joueurs les éléments du passé et certaines choses qui peuvent peser sur les uns et les autres. Mais ça ne serait pas normal d’être inquiet avant d’aborder ce dernier match. Avec tout le respect qu’on a pour cette équipe, on doit battre le Japon.

Yannick Bru (XV de France)

Yannick Bru (XV de France)AFP

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