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Chavancy, la revanche du mal aimé des Bleus

Chavancy, la revanche du mal aimé des Bleus

Le 24/11/2017 à 13:45Mis à jour Le 24/11/2017 à 13:46

TEST-MATCH - Intéressant et auteur d’un essai lors du deuxième test de la tournée contre la Nouvelle-Zélande (23-28), Henry Chavancy (29 ans) a convaincu Guy Novès et son staff de l’aligner samedi contre le Japon (21h). Une juste récompense à bien des égards.

Le match face aux All Blacks B à Lyon n’a donc pas servi qu’à faire une belle recette pour la FFR. Jusqu’alors ce qu’on a vu de mieux dans ce sinistre mois de novembre. Guy Novès avait déclaré à son issue que beaucoup de joueurs avaient marqué des points. Et il a lié la parole à l’acte pour le dernier test face au Japon en incluant 5 de ses "coiffeurs" méritant dans son XV de départ.

Parmi les heureux promus, Henry Chavancy, l’enfant du Racing 92 qui, comme Teddy Thomas et Camille Chat, pourra gambader sur la pelouse synthétique de la U Arena avant ses coéquipiers de club.

Au-delà de la symbolique, retrouver Chavancy titulaire pour l’ultime test de ce vilain cru 2017 ressemble à une belle revanche pour le Racingman. Lui l’indéboulonnable du XV de départ des Ciel et Blanc depuis 8 ans et trois cycles d’entraîneurs (Pierre Berbizier, Gonzalo Quesada et le duo Travers-Labit), jamais inquiété sur son statut malgré les arrivées de pointures internationales au centre (Estebanez, Roberts, Laulala...) mais dont Philippe Saint-André et surtout Patrice Lagisquet, l’entraîneur des trois-quarts du XV de France de 2012 à 2015, n’a jamais voulu intégrer à son projet de jeu mortifère. Lui, encore, qui a dû attendre février 2017 et un sombre Irlande-France (19-9) pour que Guy Novès lui offre enfin sa première cape avec les Bleus. Sa patience a fini par payer.

" Henry n’est jamais en-dessous de quatorze sur vingt"

Pris pour la tournée d’été en Afrique du Sud en juin, le centre francilien a eu le droit de disputer le premier match. Une rencontre où il fut à coup sûr un des moins mauvais et où il marqua même un essai. Mais toujours pas suffisant pour lui donner un autre rôle que celui de variable d’ajustement selon les blessures. Coché dans la liste secondaire de Novès pour jouer ce fameux test non-officiel à Lyon, il a encore répondu présent, inscrivant devant sa famille, originaire de la capitale des Gaules, son deuxième essai pour sa deuxième titularisation en bleu. Pas si mal pour un second couteau !

Son entraîneur au Racing 92 Laurent Travers, lui, est tout sauf étonné : "Henry n’est jamais en-dessous de quatorze sur vingt. C’est un vrai compétiteur, qui peut râler parfois mais parce qu’il déteste perdre. Il est capable de rigoler avec les autres deux heures avant le début d’un match. Par contre, dès qu’il enfile un maillot, ça change tout. Il est sans arrêt en train d’encourager et en plus il montre la voie. Il ne fait pas tout parfaitement et il n’a pas tout d’un génie du rugby mais il y met une telle intensité et une telle envie qu’il compense largement les petits côtés où il peut être défaillant. Des Chavancy, on aimerait en avoir beaucoup". Ou l’assurance d’une certaine régularité dans la performance à un poste où bien des joueurs, jugés à plus fort potentiel, nous ont trop souvent laissé sur notre faim ces dernières années.

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