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Vincent : "On est dans l’euphorie"

Vincent : "On est dans l’euphorie"
Par Rugbyrama

Le 13/07/2021 à 17:12Mis à jour

XV DE FRANCE - Avec notamment 25 plaquages, le trois-quarts centre Arthur Vincent a été l’un des hommes de la victoire française, obtenue ce mardi face à l’Australie (28-26). Le Montpelliérain savoure et félicite l’ensemble du groupe pour son implication.

La semaine dernière, le match s’était mal terminé. Ce mardi, c’est l’inverse, avec cette dernière mêlée assez improbable… Comment avez-vous vécu ce moment-là ?

C’était énorme. Cette ultime mêlée dans le camp australien est le moment du match. Cameron (Woki) en deuxième ligne, "Jo" (Danty) en troisième ligne… Ça ressemblait un peu à n’importe quoi. Mais voilà, avec sa force de caractère, notre groupe a montré qu’il ne lâcherait rien, de bout en bout. On avait à cœur de bien finir et cette mêlée était une sorte de délivrance. Après, il fallait repartir et garder la tête froide, parce que ce n’était malgré tout pas terminé.

Que représente pour vous cette victoire en Australie, qui manquait à la France depuis 1990 ?

On ne réalise pas forcément, on est encore un peu dans l’euphorie, même s’il va vite falloir basculer car, dans quatre jours, on a un autre très très grand challenge qui nous attend. Mais c’est sûr qu’il faut que l’on savoure. Honnêtement, ça représente beaucoup de choses pour chacun. Il y a une certaine fierté ce soir.

Cette victoire est d’autant plus gratifiante qu’elle est obtenue par un groupe remanié et rajeuni, n’est-ce pas aussi ça qu’il faut retenir ?

Il y a un groupe France. Aujourd’hui, c’est l’équipe de France qui a réalisé cet exploit-là. Mais, en effet, c’est génial de pouvoir disposer d’une énorme lignée de joueurs. C’est très simple : n’importe quel mec qui porte ce maillot aujourd’hui est prêt à relever tous les défis. On le sait, c’est important d’avoir un aussi gros noyau en vue des échéances qui arriveront très bientôt en France.

Comment est-ce qu’on se sent après un match où on réalise 25 plaquages ?

On se sent lessivé, comme toute l’équipe. Franchement, on avait mis une telle énergie… On le savait, les Australiens nous attendaient là-dessus, ils l’avaient annoncé. On se devait d’y répondre, et ça a notamment été 25 grosses premières minutes, où l’on a été dans le dur physiquement. Oui, on va bien dormir ce soir. (rires)

Vous avez beaucoup défendu, mais aussi beaucoup attaqué, notamment sur l’essai de Damian Penaud. Pouvez-vous nous raconter cette action, avec tout d’abord, cette passe ratée d’Ibrahim Diallo ?

Cela va un peu vite. Le ballon me passe derrière, du coup, on est sur le reculoir. Et après, au moment où je me retourne, je pars du bon côté. Il y a un avant en face de moi donc je tente de déborder, mais je savais que j’avais Damian (Penaud) était sur le côté… J’ai juste eu à le décaler, et puis, lui et Cameron ont fini le boulot, avec un deux contre un d’école. L’action est vraiment géniale, c’est top qu’on ait pu passer d’une situation un peu catastrophique à cet essai-là.

Vous décidez de jouer la dernière pénalité à la main, est-ce que c’est quelque chose que vous aviez décidé avant le match, ou est-ce que cela s’est fait sur le moment ?

Ça fait quelque temps déjà que l’on essaie de travailler sur différents scénarios auxquels on pourrait être confrontés. Là, les leaders de jeu ont très bien réagi. Ils ont pris la bonne option, ont pris leurs responsabilités et nos avants ont encore fait un job énorme. Tout ça a été précis et on a pu finir cette action à la main, situation que l’on a très bien maîtrisée.

Il y a d’autres joueurs qui toquent à la porte pour le troisième test qui arrive dès samedi, vous sentiriez-vous prêt à enchaîner ?

Bien sûr. Il va falloir bien récupérer, mais on sera tous aptes s’il faut jouer ce dernier match. Après, c’est vrai, il y a de très grands joueurs qui sont prêts derrière et qui nous portent. On se doit de le souligner, nous sommes un groupe de 41 joueurs. Je tire donc un grand coup de chapeau à ceux qui n'ont malheureusement pas pu faire partie des 23 aujourd’hui, eux qui nous mettent dans les meilleures conditions. S’ils ont leur chance, ne vous inquiétez pas, ils feront le job. Ils ont tous les crocs.

Propos recueillis par Dorian VIDAL

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