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Ghezal : "Nous avons un mot pour les quatorze joueurs qui repartent à chaque fois"

Ghezal : "Nous avons un mot pour les quatorze joueurs qui repartent à chaque fois"

Le 11/11/2021 à 15:09Mis à jour Le 11/11/2021 à 16:47

TEST MATCH - Karim Ghezal, entraîneur des avants du XV de France a évoqué en conférence de presse plusieurs sujets importants. Parmi lesquels la place de Cameron Woki en seconde ligne, les qualités physiques de Géorgiens et la composition de l'équipe pour dimanche.

Karim, Cameron Woki s'est entraîné en seconde ligne cette semaine. Pourtant, c'est un poste qu'il n'a pas l'habitude d'occuper...

Oui, Cameron s'est entraîné en numéro 4, c'est une option qu'on a avec lui. On a fait des matchs avec six remplaçants devant, mais ça peut aussi arriver qu'on fasse des 5-3. Au niveau international au niveau des changements, on ne peut pas faire entrer et re-sortir. Cameron a déjà poussé en mêlée en deuxième ligne sur la mêlée gagnante en Australie, il a aussi fini le match contre l'Argentine dans cette position donc c'est une option. C'est un joueur qui pèse 110kg et qui aime ça aussi donc ça ne change pas trop par rapport à son jeu et nous ça nous apporte une option supplémentaire. Il a les qualités qu'on recherche.

Lesquelles ?

C'est un joueur de très haut-niveau. Je lui ai donné la responsabilité d'être leader de touche alors qu'il n'a que cinq sélections, c'est beaucoup de responsabilités. Il avait un match contre Guido Petti avec qui il joue en club, qui annonce à sa place et qui a 50 ou 60 sélections (53, ndlr). C'était un match particulier pour lui et il a su répondre présent. C'est un joueur qui a soif d'apprendre, de progresser et il a volé deux ballons. Je lui fais extrêmement confiance.

Au niveau de la mêlée, est-ce que vous pensez que l'équipe doit encore passer un palier ?

Sur la mêlée, il y a un gros travail qui est fait avec William (Servat, ndlr), c'est son secteur. Aujourd'hui on a une mêlée qui est conquérante, on l'a vu contre l'Australie dans des moments clés ou en deuxième mi-temps contre l'Argentine. On est toujours en recherche de travail, de stabilité pour avoir une conquête forte. Que ce soit sur la touche ou la mêlée, tous les secteurs sont tout le temps remis en question parce qu'à ce niveau-là, on ne peut pas s'asseoir sur des certitudes.

Les Argentins vous ont bousculé physiquement en première période. Comment l'expliquer ?

Les adversaires aujourd'hui comme les Argentins sont des adversaires rugueux. Ils ont gagné la Nouvelle-Zélande, ils ont fait des matchs nuls en Australie... C'est une équipe qui est dure à jouer. Ils ont été capables de faire des matchs de très haut-niveau après le covid. Ils ont quasiment fait dix matchs ensemble depuis quatre mois, avec des joueurs qui se connaissent depuis longtemps. Mais un match ne se joue pas en quarante minutes, nos finisseurs ont apporté beaucoup de puissance, que ce soit Demba Bamba, Peato Mauvaka ou Jean-Baptiste Gros. Quand on voit le banc de finisseurs qu'on a, je vous garantis qu'on est content à la mi-temps quand on les voit et qu'on sait qu'ils vont entrer. On aura le même style de match contre la Géorgie.

Thibault Giroud disait, avant le début de la tournée, qu'il avait été surpris de voir chez les Blacks les joueurs du cinq de devant être les premiers au soutien après un franchissement. Il y a ce déficit chez les Bleus ?

Quand vous regardez sur les essais de samedi, c'est Thibaud Flament qui sort sur une relance de jeu et qui franchit et c'est Peato Mauvaka qui se projette et finit par marquer. Ce sont des choses qu'on retrouve et on pousse les joueurs à progresser le plus possible pour pouvoir justement rivaliser.

Est-ce que pour enchaîner les trois matchs vous avez besoin d'un turnover important ?

Non, on a la chance d'avoir des joueurs de grande qualité. On ne va pas s'en plaindre. On travaille à 42 et c'est vraiment très important pour nous. Nous avons un mot pour les quatorze joueurs qui repartent à chaque fois parce que sans la qualité qu'ils nous ont apporté, on n'aurait jamais pu battre l'Argentine. Les joueurs qui n'ont pas joué, je pense à Dylan Cretin, Killian Geraci, Alexandre Bécocgnée, Gaëtan Barlot... Tous ceux-là nous ont apporté un entraînement de très grande qualité et si demain ils devaient rentrer dans le groupe, on sait qu'ils seront prêts et ça c'est très important pour nous.

Il faut donc préparer le match contre la Géorgie de la même manière que les autres ?

La Géorgie sera un match difficile aussi, regardez les matchs qu'ils ont fait. En Irlande il n'y a eu que 23-10, contre l'Angleterre elle Géorgie a été présente très longtemps. Sur les trois matchs qu'on a, ce sont des adversaires rugueux. Même la Nouvelle-Zélande, on parle beaucoup de jeu, mais la première qualité qu'ils ont c'est l'agressivité. Ce sont trois adversaires qu'on a pas l'habitude de rencontrer, avec des profils un peu différents de celles qu'on a pu jouer. C'est très bien pour nous et on prépare les trois matchs de la même façon.

Un joueur comme Thibaud Flament qui découvre le niveau international a-t-il les capacités à enchaîner les trois matchs ?

On prend en compte tous les facteurs. Tous les soirs on fait des réunions avec le staff pour parler des journées, des joueurs et de toutes ces questions. Dès que l'entraînement est fini, on évoque plusieurs sujets et bien sûr la composition d'équipe pour voir qui peut enchaîner. On a toutes les données des entraînements et cela fait qu'on avance comme ça. Thibaud ouvre de nouvelles options en touche. Il s'y intéresse et joue intelligemment. En ducième ligne, il joue à gauche mais a déjà poussé à droite, comme Killian Geraci, qui n'a pas encore eu de temps de jeu.

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